Publié le 3 octobre 2023. Malgré les inquiétudes du gouvernement face à l’expansion rapide des grandes surfaces comme Indomaret et Alfamart, les petits commerçants indonésiens semblent pour l’instant peu préoccupés par cette concurrence accrue.
- Le gouvernement prépare des mesures pour protéger les petits commerces.
- Les propriétaires de Étal madurais, ces épiceries traditionnelles ouvertes 24h/24 et 7j/7, ne ressentent pas de menace immédiate.
- Les commerçants interrogés se disent confiants dans leur activité et leur emploi.
Alors que le gouvernement indonésien étudie des dispositifs pour encadrer l’expansion des réseaux de vente au détail modernes tels qu’Indomaret et Alfamart, une certaine indifférence règne parmi les petits commerçants de proximité. Ces derniers, souvent à la tête de Étal madurais, ces épiceries traditionnelles ouvertes jour et nuit, ne semblent pas particulièrement inquiets de la concurrence.
Ami, une jeune commerçante de 28 ans, témoigne de cette sérénité. Elle explique que son commerce, un Étal madurais, fonctionne « comme d’habitude », avec des fluctuations de ventes habituelles au cours de l’année. Elle travaille dans ce type de magasin, historiquement tenu par des personnes originaires de l’île de Madura, à l’est de Java.
Le terme Étal madurais est aujourd’hui utilisé de manière plus large pour désigner toute petite épicerie ouverte en continu, proposant des produits de première nécessité : articles ménagers, cigarettes, snacks et nouilles instantanées. Le magasin d’Ami, situé dans un quartier animé, accueillait régulièrement des clients lors de la visite du Jakarta Post mercredi matin.
« Chacun a sa propre part de fortune »
Ami, commerçante
Malgré la présence d’une grande surface à proximité, Ami ne perçoit pas de menace particulière. Elle estime que chaque type de commerce a sa propre clientèle et son propre destin.
Un sentiment partagé par Dia, employée d’un autre Étal madurais, situé à quelques pas d’un point de vente Alfamart. Elle n’exprime aucune inquiétude face à la concurrence. Ayant intégré le magasin il y a plus d’un an, après l’obtention de son diplôme, Dia se dit satisfaite de son premier emploi et se sent en sécurité dans ses fonctions.
« Les affaires vont bien et je me sens en sécurité dans mon emploi. »
Dia, employée de magasin
Cette attitude contraste avec les préoccupations exprimées par certains acteurs du secteur face à la montée en puissance des grandes surfaces, qui pourraient menacer la survie des petits commerces traditionnels.
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