Publié le 18 octobre 2025 à 20h31 (heure de La Mecque). Une enquête menée par les autorités turques sur la consommation de substances illicites parmi des artistes et célébrités a révélé des résultats contrastés, avec des analyses positives pour certains et des tests négatifs pour d’autres, alimentant une vive polémique.
Les résultats des analyses toxicologiques ont été rendus publics ce vendredi, révélant la présence de substances interdites dans l’organisme de plusieurs personnalités publiques, dont Dylan Polat, Deren Talu, Burak Tuzuntas, Birgi Akalay, Kublai Aka, Metin Akdulger et Kaan Yildirim, selon des informations diffusées par la presse turque.
À l’inverse, les analyses effectuées sur Zeynet Sali, Erem Derci, Visa Altun et Engin Polat n’ont révélé que la présence de composants de médicaments légaux, excluant toute trace de substances illicites. Les sources confirment que ces substances sont utilisées à des fins thérapeutiques et ne constituent en aucun cas une infraction.
Les tests se sont avérés totalement négatifs pour Hadise, Mert Yazicioglu, Demet Evgar, Ozge Ozberinci, Dogu Oz Aslan, Zeynep Meric Aral et Jern Murray.
L’affaire a débuté la semaine dernière, lorsque le parquet d’Istanbul a ouvert une enquête de grande envergure suite à un rapport confidentiel évoquant la possible consommation de drogues par un certain nombre de célébrités. L’Office de lutte contre les stupéfiants et la contrebande a été chargé de mener les investigations, lançant une opération impliquant 19 acteurs, chanteurs et influenceurs.
Les perquisitions ont eu lieu à l’aube, dans le cadre d’un dispositif de sécurité renforcé. Les célébrités ont été interrogées au siège de la gendarmerie et des prélèvements de sang, d’urine et de cheveux ont été effectués. Le parquet a précisé que l’objectif était de recueillir des preuves et de vérifier les informations, sans procéder à des arrestations immédiates, et que toutes les procédures se déroulaient dans le respect de la légalité.
La révélation de cette enquête a rapidement suscité de vives réactions sur les réseaux sociaux, divisant l’opinion publique. Certains saluent une initiative nécessaire pour assainir le milieu artistique, tandis que d’autres dénoncent un “spectacle médiatique” portant atteinte à la réputation des artistes.
Les artistes concernés ont immédiatement nié les accusations portées contre eux. La chanteuse Hadise a déclaré avoir été réveillée en sursaut par une intrusion violente à six heures trente du matin, qualifiant l’expérience de “terrifiante” et affirmant n’avoir jamais consommé de drogues.
« Je me suis réveillée terrifiée par des coups violents à six heures trente du matin. C’était une expérience terrifiante, et je tiens à affirmer que je n’ai jamais pris de drogue. »
Hadise, chanteuse
Irem Derci a exprimé son mécontentement face à la manière dont elle a été interpellée devant ses voisins, estimant qu’elle aurait coopéré volontairement avec les autorités si elle avait été officiellement convoquée plutôt que de subir une perquisition à son domicile.
Les avocats de plusieurs célébrités ont publié des communiqués de défense. L’avocat de Zeinat Sali a confirmé que sa cliente “n’a jamais fumé une cigarette de sa vie”, tandis que l’équipe de défense de Dylan et Engin Polat a souligné que leurs analyses antérieures étaient conformes et que l’enquête actuelle s’apparentait à une “investigation générale ne comportant aucune preuve directe de culpabilité”.
Le parquet a indiqué que la libération des artistes ne signifie pas l’abandon des poursuites ni la clôture de l’enquête, qui se poursuivra jusqu’à l’étude des rapports médicaux et l’analyse définitive des résultats de laboratoire.
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