Édition française
En continu
---Advertisement---

Monde

Libreville : Quatre Suspects Arrêtés pour la Vente d’un Bébé Chimpanzé

Quatre personnes, dont deux femmes de 31 et 51 ans, ont été interpellées le 12 août 2026 à Libreville en possession d'un bébé chimpanzé de neuf mois qu'elles tentaient de vendre.

Libreville : Quatre Suspects Arrêtés pour la Vente d'un Bébé Chimpanzé

Quatre personnes, dont deux femmes de 31 et 51 ans, ont été interpellées le 12 août 2026 à Libreville en possession d’un bébé chimpanzé de neuf mois qu’elles tentaient de vendre. L’opération a été menée conjointement par l’administration des Eaux et Forêts, la Police judiciaire et l’ONG Conservation Justice.

L’intervention menée dans la capitale gabonaise met en lumière la persistance du trafic d’espèces sauvages et les circuits clandestin qui entourent la commercialisation de primates protégés. Selon un communiqué de l’ONG Conservation Justice, ce jeune chimpanzé aurait déjà fait l’objet d’une précédente transaction pour un montant de 350 000 F CFA. L’organisation indique également que l’un des protagonistes aurait déjà été impliqué dans cette première tentative de commercialisation.

Interpellations à Libreville et cadre juridique de la protection des primates

L’opération s’est déroulée le 12 août 2026, mobilisant les services de l’administration des Eaux et Forêts et la Police judiciaire, avec le soutien de l’organisation Conservation Justice. Parmi les quatre personnes mises en cause figurent deux femmes âgées respectivement de 31 et 51 ans. Les suspects ont été appréhendés en flagrant délit de détention et de tentative de commercialisation de ce jeune primate, dont la possession et la vente sont strictement interdites. Les personnes interpellées ont été auditionnées le jour de l’opération, et selon le communiqué, le principal suspect a été maintenu en garde à vue. À ce stade, les personnes concernées restent des suspects et leur responsabilité pénale devra être établie conformément aux procédures judiciaires applicables.

Sur le plan légal, le chimpanzé bénéficie d’un statut de protection renforcé au Gabon. Conservation Justice rappelle que la détention d’espèces animales intégralement protégées est interdite par l’article 92 du Code forestier gabonais. Les dispositions des articles 92 et 199 du Code forestier, ainsi que celles du décret n°163, encadrent la protection des espèces concernées. L’ONG indique que les personnes mises en cause sont susceptibles de faire l’objet de sanctions prévues par la législation nationale relative à la protection de la faune sauvage. En cas d’établissement des infractions, les présumés trafiquants s’exposent notamment aux sanctions prévues par l’article 275 du Code forestier, qui prévoit une peine d’emprisonnement de trois à six mois et une amende pouvant aller de 10 000 à 10 millions de francs CFA, ou l’une de ces deux peines seulement.

Le transfert du jeune chimpanzé vers le Parc de la Lékédi

Après sa récupération, le chimpanzé a été transféré, avec l’appui de l’association Gabon Untouched, vers le Parc de la Lékédi (province du Haut Ogooué), géré par la Fondation Lékédi Biodiversité et membre de la Pan African Sanctuary Alliance (PASA).

Libreville : Quatre Suspects Arrêtés pour la Vente d'un Bébé Chimpanzé
Photo: VivAfrik

Ces structures spécialisées jouent notamment un rôle dans l’accueil et la prise en charge d’animaux sauvages récupérés à la suite d’opérations contre le trafic de faune. Elles assurent l’accueil, les soins et la réhabilitation des animaux victimes du braconnage et du trafic, dans l’attente, lorsque cela est possible, d’une réintroduction dans leur milieu naturel.

Risques sanitaires et mise en garde des gestionnaires de sanctuaires

Au-delà de l’infraction pénale, la détention de primates sauvages par des particuliers engendre des périls importants tant pour les animaux que pour l’être humain. Cité dans le communiqué, Éric Willaume, directeur du Parc de la Lékédi, rappelle également que la détention de primates sauvages par des particuliers présente des risques aussi bien pour les animaux que pour les personnes qui les détiennent.

⭕️Opération crackdown de la FCC : les quatre suspects arrêtés et reconduits en détention policière.

Il souligne notamment les risques de blessures et de transmission de certaines maladies infectieuses entre primates et humains. Ces primates peuvent notamment être porteurs ou vecteurs de maladies susceptibles d’être transmises à l’être humain, parmi lesquelles l’hépatite, la tuberculose, Ebola ou encore la Mpox. La protection de la biodiversité apparaît donc indissociable de la protection des populations, et les épisodes sanitaires observés ces dernières années en Afrique, notamment en République démocratique du Congo, doivent à ce titre servir de rappel.

Join WhatsApp

Join Now

Join Telegram

Join Now

Laisser un commentaire

À propos de l’auteur: Clara Dubois

Clara Dubois suit l’actualité internationale, les affaires diplomatiques et les grands équilibres géopolitiques. Son travail met l’accent sur le contexte, les faits vérifiables et les conséquences concrètes des événements mondiaux.