Home Des sportsL’ouverture 83 de Kai Trump lors de ses débuts en LPGA constitue un puissant rappel

L’ouverture 83 de Kai Trump lors de ses débuts en LPGA constitue un puissant rappel

by Camille Renault

Publié le 14 novembre 2025 à 03h50. Le premier tour de l’Annika, tournoi de la LPGA disputé en Floride, a été marqué par la performance exceptionnelle de la Coréenne Haeran Ryu, mais aussi par la participation très médiatisée de Kai Trump, petite-fille de l’ancien président américain, dont le score a suscité l’attention.

  • Haeran Ryu a signé une carte de 64 (-6), prenant la tête du tournoi.
  • Kai Trump, invitée sur exemption de sponsor, a terminé avec un score de 83 (+13).
  • Cet événement, le dernier complet de la saison LPGA, est crucial pour la qualification au CME Group Tour Championship.

Haeran Ryu a réalisé un parcours sans faute lors du premier tour de l’Annika, un tournoi de la LPGA disputé sur un parcours réputé près de Clearwater, en Floride. Avec un score de 64 (6 sous le par), elle devance l’Australienne Grace Kim. Ce tournoi est d’une importance capitale pour les joueuses, car il s’agit du dernier événement complet de la saison, offrant une dernière chance de se qualifier pour le prestigieux CME Group Tour Championship, où les 60 meilleures golfeuses s’affronteront pour un gain record de 4 millions de dollars (le plus important prix en golf féminin), avec 1 million de dollars pour la finaliste.

L’étudiante de Stanford, Rose Zhang, en deuxième année complète sur le circuit, se trouve actuellement à la limite de la qualification pour le Tour Championship. Cependant, l’attention médiatique s’est également portée sur Kai Trump, 18 ans, petite-fille de Donald Trump, qui participe au tournoi grâce à une exemption de sponsor. Sa présence a indéniablement attiré l’attention, même si, sans elle, beaucoup ne se seraient peut-être pas intéressés à cet événement.

Kai Trump a rendu une carte de 83, le plus mauvais score du premier tour. Elle a elle-même reconnu ses difficultés, déclarant aux journalistes :

« J’étais définitivement plus nerveuse que ce à quoi je m’attendais. J’ai réussi beaucoup de bons tirs aux mauvais endroits. »

Kai Trump

Un commentaire qui pourrait s’attendre d’une jeune golfeuse prometteuse, mais moins d’une professionnelle.

L’invitation de Kai Trump a soulevé des questions sur les critères d’attribution des exemptions de sponsor. Les organisateurs du tournoi n’ont pas caché que sa participation était motivée par sa notoriété et sa présence sur les réseaux sociaux, plutôt que par ses performances sportives. Justin Sheehan, directeur de l’exploitation du Pelican Golf Club, a souligné que :

« C’est l’un des tournois de golf féminins dont on parle le plus qui ait jamais existé. Le nombre d’impressions sur les réseaux sociaux est stupéfiant. Qu’on aime ou qu’on déteste, cela amène les gens à parler de l’événement. »

Justin Sheehan

Cette situation rappelle les invitations accordées à d’autres personnalités, comme Tony Romo, ancien quarterback de la NFL, ou Annika Sorenstam, lors de leurs participations à des événements du PGA Tour. Dans ces cas, la question était de savoir ce qu’apportait leur renommée au tournoi. Avec Kai Trump, la situation est différente : sa célébrité découle principalement de son héritage familial et de sa présence sur les réseaux sociaux, où elle compte plus de 7 millions d’abonnés. Elle est représentée par GSE Worldwide, la même agence que de nombreux joueurs de LIV Golf, et son tarif pour une publication vidéo sur Instagram s’élève à 125 000 $.

Le contexte est d’autant plus particulier que Donald Trump a remis la Médaille présidentielle de la liberté à Tiger Woods en 2019, et qu’il possède une villa Tiger Woods au Trump Doral à Miami. Il a également participé à un pro-am avec Annika Sorenstam lors d’un événement de la LPGA organisé sur son parcours de West Palm Beach. En 2021, Sorenstam et Gary Player ont également reçu la Médaille présidentielle de la liberté de la part de Trump. Woods a par ailleurs rencontré Trump à la Maison Blanche pour tenter de résoudre les tensions entre le PGA Tour et LIV Golf, dont Trump est un fervent partisan.

En fin de compte, comme l’a souligné Michael Bamberger, le golf est un sport où seul le score compte. Haeran Ryu l’a prouvé avec son 64, tandis que Kai Trump devra travailler dur pour atteindre le niveau requis si elle souhaite devenir une joueuse de la LPGA. Le golf, rappelle-t-on, n’offre aucun refuge.

Michael Bamberger accueille vos commentaires sur [email protected]

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