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L’UE lance une campagne médiatique pour encourager une utilisation sûre du GLP-1

Publié le 24 octobre 2024 13:51:00. Face à une prolifération de médicaments falsifiés et une utilisation détournée, l'Agence européenne des médicaments (EMA) lance une campagne d'information sur les réseaux sociaux pour promouvoir une utilisation sûre et responsable des…

L’UE lance une campagne médiatique pour encourager une utilisation sûre du GLP-1

Publié le 24 octobre 2024 13:51:00. Face à une prolifération de médicaments falsifiés et une utilisation détournée, l’Agence européenne des médicaments (EMA) lance une campagne d’information sur les réseaux sociaux pour promouvoir une utilisation sûre et responsable des traitements à base d’agonistes du GLP-1, initialement destinés à la gestion du diabète et de l’obésité.

  • L’EMA collabore avec des influenceurs pour diffuser des informations fiables sur les médicaments comme Ozempic et Wegovy.
  • Une forte augmentation des versions illégales de ces médicaments a été constatée dans l’Union européenne.
  • La campagne #HealthNotHype vise à déconstruire l’idée que ces médicaments sont des solutions miracles pour perdre du poids.

L’EMA s’inquiète de l’engouement croissant pour les agonistes des récepteurs GLP-1, des médicaments comme l’Ozempic et le Wegovy (à base de sémaglutide, fabriqués par Novo Nordisk) et le Mounjaro (tirzépatide, Eli Lilly), initialement prescrits pour aider les personnes souffrant d’obésité et de problèmes de santé associés. Ce succès, amplifié par la couverture médiatique, les réseaux sociaux et l’influence de célébrités, a conduit à une demande accrue pour une utilisation hors indication, principalement dans le but de perdre du poids.

Cette popularité croissante expose les patients à des risques importants, notamment la désinformation, l’utilisation abusive et, surtout, la vente de médicaments contrefaits. Des analyses ont révélé que certains produits falsifiés, étiquetés comme contenant du liraglutide ou du rétatrutide, ne contenaient pas la dose correcte de principe actif, voire aucun, et contenaient parfois des substances dangereuses comme de l’insuline.

« Comme tous les médicaments, ils présentent des avantages et des risques et ne conviennent pas à tout le monde », a souligné Emer Cooke, directrice exécutive de l’EMA.

« Ce sont des traitements à long terme qui doivent être accompagnés d’autres changements de style de vie, toujours sous la surveillance d’un médecin. »

Emer Cooke, directrice exécutive de l’EMA

La campagne #HealthNotHype, déployée pendant un mois, s’appuie sur des créateurs de contenu actifs sur les réseaux sociaux en Finlande, en Allemagne, en Italie, en Lettonie, au Portugal, en Slovénie et en Espagne, qui touchent collectivement environ 1,4 million de followers. L’objectif est de garantir que les informations scientifiques validées soient intégrées aux discussions en ligne concernant ces médicaments.

L’EMA attire également l’attention sur les dangers liés à l’absence de traçabilité des médicaments contrefaits, qui sont souvent fabriqués dans des installations ne respectant pas les normes de fabrication. Ce risque est particulièrement préoccupant pour les médicaments administrés par injection, car un manque de stérilité pourrait entraîner de graves complications.

La campagne de l’EMA intervient après une forte hausse des médicaments illégaux vendus dans l’UE et s’inscrit dans une démarche plus large de lutte contre la contrefaçon de médicaments, un problème de santé publique majeur. Des informations complémentaires sur les risques liés aux médicaments contrefaits sont disponibles ici.

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À propos de l’auteur: Clara Dubois

Clara Dubois suit l’actualité internationale, les affaires diplomatiques et les grands équilibres géopolitiques. Son travail met l’accent sur le contexte, les faits vérifiables et les conséquences concrètes des événements mondiaux.