Édition française
En continu
---Advertisement---

Nouvelles

Luxon dénonce la CGT comme boule de démolition pour l’économie

Lors d'une rencontre à Noosa ce samedi 6 juin 2026, le Premier ministre néo-zélandais Christopher Luxon a qualifié l'introduction d'une taxe sur les gains en capital de « boule de démolition » pour son économie, réaffirmant l'opposition de…

L'avertissement de Christopher Luxon sur l'économie néo-zélandaise

Lors d’une rencontre à Noosa ce samedi 6 juin 2026, le Premier ministre néo-zélandais Christopher Luxon a qualifié l’introduction d’une taxe sur les gains en capital de « boule de démolition » pour son économie, réaffirmant l’opposition de Wellington face aux réformes fiscales engagées par le gouvernement australien.

L’avertissement de Christopher Luxon sur l’économie néo-zélandaise

Lors d’un échange avec son homologue australien, Anthony Albanese, le Premier ministre néo-zélandais a fermement rejeté toute possibilité d’instaurer une taxe sur les gains en capital (CGT). Selon des informations rapportées par The Age, Christopher Luxon a insisté sur le fait que ses propos ne visaient pas à critiquer les politiques de Canberra, mais reflétaient plutôt les débats internes de son propre pays. Le chef du gouvernement néo-zélandais a tenu à préciser que les récentes déclarations de sa ministre des Finances, Nicola Willis, s’inscrivaient dans un contexte de débat national qui dure depuis plus de dix ans.

« Dans le contexte domestique de la Nouvelle-Zélande, il y a un débat de longue date, depuis plus de 10 ans, sur les mérites de l’introduction ou non d’une CGT. Nous n’en avons jamais introduit une dans le pays. »

L'avertissement de Christopher Luxon sur l'économie néo-zélandaise
Christopher Luxon
Christopher Luxon, Premier ministre de la Nouvelle-Zélande
Pour le dirigeant néo-zélandais, l’économie de son pays est actuellement sur une voie de la reprise, et introduire une nouvelle charge fiscale maintenant serait une erreur stratégique majeure.

« Nous ne pensons pas que cela soit approprié pour la Nouvelle-Zélande, et nous en sommes convaincus. Nous sommes en pleine reprise, et nous pensons simplement que l’introduction de la CGT en Nouvelle-Zélande maintenant serait une boule de démolition pour notre économie. »

Christopher Luxon, Premier ministre de la Nouvelle-Zélande

Un fossé fiscal qui divise les deux nations

Cette divergence de vues souligne une fracture économique croissante entre les deux voisins trans-tasmaniques. Alors que la Nouvelle-Zélande se positionne comme un sanctuaire pour les investisseurs grâce à l’absence de taxe sur les gains en capital, l’Australie s’apprête à modifier radicalement son cadre fiscal. Le gouvernement Albanese prévoit de transformer les concessions actuelles dès juillet prochain. Les réformes prévues remplaceront l’actuel abattement de 50 pour cent sur les gains en capital pour les actifs détenus depuis plus d’un an par une approche indexée sur l’inflation, avec un taux effectif minimum de 30 pour cent. Cette décision a déjà suscité de vives critiques de la part de l’opposition et des petites entreprises en Australie. En réponse, la ministre néo-zélandaise des Finances a profité de cette situation pour promouvoir l’attractivité de son pays. Comme l’a souligné News.com.au, Nicola Willis a directement invité les entrepreneurs australiens à regarder vers la Nouvelle-Zélande.

« Les Australiens qui cherchent à lancer ou à développer une entreprise ont une opportunité incroyable, et cette opportunité est de le faire en Nouvelle-Zélande. Pas de taxe sur les gains en capital, un système fiscal très simple, une base large, un taux bas… et vous avez un gouvernement qui est très favorable à la croissance et anti-bureaucratie. »

Un fossé fiscal qui divise les deux nations
cluster (priority): news.com.au
Nicola Willis, ministre des Finances de la Nouvelle-Zélande

La pression économique sur le gouvernement australien

La pression économique sur le gouvernement australien
cluster (priority): news.google.com
Pendant que Wellington mise sur l’absence de taxation, le gouvernement de l’Australie fait face à des indicateurs économiques préoccupants. L’opposition ne manque pas de pointer du doigt ce qu’elle considère comme une dégradation constante du niveau de vie. Selon Liberal.org.au, le trésorier de l’opposition, Tim Wilson, a affirmé que la politique du gouvernement Albanese agit comme une boule de démolition sur l’économie. Il s’appuie sur les chiffres récents des comptes nationaux de l’ABS pour étayer ses critiques.
  • Croissance du PIB : 0,3 % au trimestre de mars, un niveau inférieur aux attentes du marché.
  • PIB par habitant : une baisse de 0,1 % sur le trimestre.
  • Productivité : une chute de 0,6 %, la plus forte en deux ans.
  • Épargne des ménages : tombée à 6,2 points de pourcentage, soit une baisse de plus de 5 points de pourcentage sous le gouvernement Labor.
  • Taux d’intérêt : 15 hausses de taux ont été enregistrées sous la direction de Labor.
M. Wilson a également souligné que la facture totale d’impôt sur le revenu des Australiens a augmenté de près de 40 pour cent depuis l’arrivée au pouvoir du gouvernement actuel, aggravant la situation des ménages déjà fragilisés.

Un accord trans-tasman renforcé malgré des échanges taquins

Malgré ces tensions sur les politiques fiscales, la rencontre à Noosa a permis de consolider les liens diplomatiques et économiques. Les deux dirigeants ont signé un nouvel accord comprenant huit actions visant à améliorer la productivité économique des deux pays. Cet accord renforce notamment le partenariat de défense et prévoit une collaboration scientifique accrue. Il offre également des opportunités de coopération pour les infrastructures liées aux Jeux Olympiques de Brisbane en 2032. Anthony Albanese a tenu à désamorcer toute interprétation de tensions diplomatiques, qualifiant la relation entre les deux nations de « taquine ». Selon le Brisbane Times, le Premier ministre australien a rappelé la proximité humaine entre les peuples, notant que l’un sur huit Néo-Zélandais vit en Australie.

« Nous avons une relation qui est souvent un peu taquine. […] C’est une bonne relation, il y a occasionnellement un peu de taquinerie dans la relation et que cela continue ainsi. »

Anthony Albanese, Premier ministre de l’Australie
Si les échanges de ce samedi ont été empreints d’humour, le fond du dossier reste sérieux : la compétition fiscale entre les deux nations pourrait bien redéfinir les flux d’investissements dans la région du Pacifique dans les mois à venir.

Join WhatsApp

Join Now

Join Telegram

Join Now

Laisser un commentaire

À propos de l’auteur: Nicolas Lefèvre

Nicolas Lefèvre couvre l’actualité française, de la vie politique aux questions sociales et économiques. Il privilégie les explications claires, les faits datés et les informations directement utiles au lecteur.