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Marine sénégalaise intercepte 200 migrants partis de Gambie vers les Canaries

Une embarcation transportant plus de 200 migrants vers les îles Canaries a été interceptée par la Marine nationale sénégalaise le 21 août 2026 après de graves pannes techniques.

Marine sénégalaise intercepte 200 migrants partis de Gambie vers les Canaries

Une embarcation transportant plus de 200 migrants vers les îles Canaries a été interceptée par la Marine nationale sénégalaise le 21 août 2026 après de graves pannes techniques. Des survivants rapportent que certains passagers ont été ligotés et battus à bord pour les empêcher de sauter par-dessus bord.

Une nouvelle affaire de migration irrégulière maritime met en lumière les conditions de traversée extrêmement difficiles endurées par les candidats à l’exil. Selon les informations rapportées par le journal Libération, une pirogue partie de Gambie a connu de graves difficultés en mer avant d’être interceptée dans les eaux sénégalaises par la Marine nationale le 21 août 2026, vers 15 heures.

Une traversée partie de Barra écourtée par des pannes techniques

L’embarcation avait quitté Barra, en Gambie, dans la nuit du 13 au 14 août 2026, aux alentours de 2 heures du matin, avec pour destination initiale les îles Canaries. Cependant, après plusieurs jours de navigation, le voyage a tourné court. D’après le journal Libération, la pirogue a été contrainte de rebrousser chemin en raison d’une panne technique touchant deux de ses moteurs, couplée à un manque critique de carburant.

À bord de cette pirogue se trouvaient plus de 200 migrants aux nationalités variées, incluant des Gambiens, des Sénégalais, des Maliens, des Ivoiriens, des Guinéens, des Bissau-Guinéens et des Sierra-Léonais. Le bilan communiqué fait également état de la présence de 44 femmes et de 21 mineurs. Les personnes interrogées au cours de l’enquête ont déclaré avoir versé entre 200 000 et 600 000 FCFA pour pouvoir participer à cette traversée.

Violences à bord et identification des membres de l’équipage

Les investigations menées après l’interception et le transfert des rescapés à la DNLT ont permis d’identifier dix individus soupçonnés d’avoir exercé différentes fonctions au sein de l’équipage. Parmi eux, Mamadou Tahirou Diallo a été désigné par les passagers interrogés comme le capitaine principal, détenteur du GPS et responsable de la conduite de l’embarcation. Un autre membre cité, Abdoulaye Diop, a tenu la barre mais a contesté son appartenance à l’équipage, affirmant n’avoir pris les commandes qu’à la demande de passagers qui n’avaient plus confiance dans le capitaine principal.

L’enquête a également mis en lumière des faits de violence particulièrement graves survenus en pleine mer. Interrogé sur ces violences, Abdoulaye Diop a désigné Muhamed Dukurey comme l’auteur des actes reprochés. Selon plusieurs témoignages de victimes recueillis dans le cadre des investigations et cités par Libération, des migrants auraient été battus et ligotés afin de les empêcher de sauter par-dessus bord.

Défèrement au Pool judiciaire financier

À l’issue des investigations préliminaires menées par les services compétents, les dix personnes mises en cause dans cette affaire ont été déférées devant le Pool judiciaire financier. Les charges retenues contre elles comprennent l’association de malfaiteurs, la tentative de trafic de migrants par voie maritime, la mise en danger de la vie d’autrui ainsi que la complicité.

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À propos de l’auteur: Nicolas Lefèvre

Nicolas Lefèvre couvre l’actualité française, de la vie politique aux questions sociales et économiques. Il privilégie les explications claires, les faits datés et les informations directement utiles au lecteur.