Publié le 15 novembre 2025 à 21h04. La députée républicaine Marjorie Taylor Greene accuse l’ancien président Donald Trump de l’avoir mise en danger après une série d’attaques virulentes sur les réseaux sociaux, tandis que ce dernier envisage de soutenir un challenger lors des prochaines élections.
- Marjorie Taylor Greene affirme que les critiques de Donald Trump ont déclenché une vague de menaces à son encontre.
- Trump a publiquement dénigré Greene, la qualifiant de « farfelue » et de « folle déclamée », après un désaccord sur des dossiers judiciaires.
- Greene accuse Trump d’alimenter une rhétorique haineuse et de la comparer aux victimes du financier Jeffrey Epstein.
La députée américaine Marjorie Taylor Greene a accusé Donald Trump d’avoir mis sa vie en danger, estimant que ses attaques répétées sur les réseaux sociaux ont incité ses partisans à la menacer. Elle a déclaré avoir été contactée par des sociétés de sécurité privées en raison de ces menaces accrues.
« Les rhétoriques agressives qui m’attaquent ont historiquement conduit à des menaces de mort et à de multiples condamnations d’hommes radicalisés par le même type de rhétorique dirigée contre moi en ce moment », a-t-elle écrit sur X, anciennement Twitter. « Cette fois par le président des États-Unis. »
Cette dispute intervient après que Trump a publiquement rompu avec Greene vendredi soir, la qualifiant de « farfelue » et de « folle déclamée » sur son réseau social Truth Social, l’accusant de se plaindre qu’il ne répondait pas à ses appels. Il a poursuivi ses critiques samedi, la traitant de « députée légère », de « traître » et de « honte » pour le Parti républicain.
Greene a accusé Trump d’avoir menti à son sujet et d’avoir tenté d’intimider d’autres républicains avant le vote prévu la semaine prochaine à la Chambre des représentants sur la publication de documents liés à Jeffrey Epstein, un financier sexuel reconnu coupable décédé en prison en 2019. Analyse de l’impact de l’affaire Epstein sur la campagne de 2026 de Trump.
Samedi, Greene a affirmé qu’elle comprenait désormais « un peu » la peur et la pression ressenties par les victimes d’Epstein. Elle a dénoncé l’attitude de Trump, estimant qu’en alimentant la haine en ligne de ses « trolls radicaux » (dont beaucoup seraient rémunérés), il choquait tous ceux qui soutiennent son programme politique.
La Maison Blanche n’a pas immédiatement réagi à ces accusations. Mercredi, Greene avait rejoint les démocrates et trois autres républicains pour demander un vote sur la publication de tous les documents du ministère de la Justice concernant l’affaire Epstein.
Trump a minimisé l’affaire Epstein, la qualifiant de « canular » orchestré par les démocrates. Il a également suggéré que les électeurs conservateurs du district de Greene pourraient envisager de soutenir un autre candidat et qu’il soutiendrait activement un challenger lors des prochaines élections au Congrès.
Les réactions négatives en ligne de la part des partisans de Trump ne sont pas rares. Les influenceurs de droite et les personnalités médiatiques conservatrices jouent un rôle croissant dans l’amplification des arguments et des fausses informations, et dans la tentative de discréditer les opposants de Trump.