Lors de sa conférence annuelle Meta Connect à Menlo Park, le groupe a levé le voile le 23 septembre 2026 sur ses dernières innovations en matière d’intelligence artificielle, de réalité virtuelle et de wearables, introduisant de nouvelles lunettes connectées et un bracelet neuronal.
L’événement phare de Meta s’est ouvert sous le signe des technologies portables. Le PDG Mark Zuckerberg a pris la parole depuis le siège de l’entreprise en Californie pour défendre sa vision des lunettes connectées, qualifiées de format idéal pour la superintelligence personnelle. Alors que les précédentes éditions avaient suscité de vifs débats sur la vie privée et l’utilisation de caméras intégrées — qui ont valu à la gamme d’être déridées de « pervert glasses », selon The Verge —, la firme a orchestré une série d’annonces matérielles et logicielles majeures.
Les nouvelles montures et le positionnement tarifaire des Ray-Ban Meta Display
Le modèle à succès de la marque, écoulé à plus de 2 millions d’exemplaires selon les données communiquées par l’entreprise, bénéficie d’une refonte significative. Les nouvelles lunettes intègrent désormais un affichage couleur directement dans les verres, permettant de consulter des messages, des photos et des requêtes générées par Meta AI avec une autonomie pouvant atteindre six heures.
Mark Zuckerberg a déclaré lors de la conférence : « These are the original, iconic designs. I think these are the most popular glasses design in history. » Mark Zuckerberg, PDG de Meta
Développées en partenariat avec EssilorLuxottica, ces montures seront commercialisées à partir du 30 septembre au prix de 799 dollars dans une sélection de distributeurs américains, dont Best Buy, LensCrafters et les boutiques Ray-Ban, avant un déploiement international progressif attendu pour le début de l’année 2026. Cette grille tarifaire s’inscrit comme une étape intermédiaire vers les lunettes Orion en réalité augmentée, dont le coût de fabrication unitaire avait été estimé à 10 000 dollars par le passé.
Le bracelet neuronal et l’ère de l’intelligence athlétique avec Oakley
Parmi les innovations présentées, le bracelet neuronal à électromyographie de surface se positionne comme un complément technologique clé. Ce dispositif étanche, doté d’une autonomie de 18 heures, permet de détecter les mouvements subtils des doigts pour contrôler l’interface des lunettes et rédiger des messages. Zuckerberg l’a qualifié de immense avancée scientifique lors d’une démonstration en direct.

En parallèle, Meta a officialisé un partenariat avec Oakley pour concevoir la ligne Vanguard, des lunettes pensées pour le sport de haute intensité. Proposées en précommande avant un lancement le 21 octobre, ces montures adoptent un design enveloppant et étanche. Couplées à un appareil compatible de marque Garmin, elles permettent aux utilisateurs d’interroger l’intelligence artificielle pour obtenir des données de performance en temps réel, tout en capturant des vidéos en résolution 3K.
Entre innovations logicielles et aléas du direct sur scène
La division réalité virtuelle n’a pas été en reste. Les possesseurs de casques Quest peuvent désormais numériser une pièce en quelques minutes pour concevoir des environnements virtuels dotés de lois physiques réalistes, une nouveauté d’abord ouverte aux développeurs et créateurs.

Toutefois, les démonstrations en direct ont connu plusieurs ratés techniques. L’utilisation de l’intelligence artificielle pour guider la réalisation d’une recette de sauce a échoué à plusieurs reprises, le système ignorant les consignes sous couvert d’une connexion Wi-Fi défaillante. De même, la tentative de réponse à un appel vidéo via le bracelet neuronal a nécessité l’intervention sur scène du directeur technique Andrew Bosworth, qui a ironisé sur la fragilité de la connexion réseau sur place.