À l’approche de la COP30, prévue à Belém en Amazonie, le Brésil tente de mobiliser les dirigeants mondiaux malgré un contexte géopolitique tendu et des préoccupations logistiques importantes. Le sommet, qui se tiendra juste avant la conférence climatique officielle (10-21 novembre), vise à renforcer l’engagement international face à l’urgence climatique.
Selon Mauricio Lyrio, le négociateur en chef brésilien, 170 délégations ont été accréditées pour les négociations de la COP30, représentant 143 pays. Parmi eux, 57 chefs d’État et de gouvernement ont confirmé leur présence au sommet des dirigeants.
Plusieurs figures importantes du paysage politique international ont annoncé leur participation. Le président français Emmanuel Macron, le chancelier allemand Friedrich Merz et le premier ministre britannique Keir Starmer seront présents, tout comme les présidents colombien Gustavo Petro et libérien Joseph Boakai. La Chine enverra son vice-premier ministre Din Xuexiang en lieu et place du président Xi Jinping.
Cependant, l’absence de certains pays est notable. Les États-Unis ne prévoient pas d’envoyer de délégation, suite à leur retrait de l’Accord de Paris décidé par l’administration Trump. Le président autrichien a également renoncé à participer, invoquant les coûts élevés liés à l’événement.
Le choix de Belém, en Amazonie, comme lieu de la COP30 est une initiative du président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva. Il souligne l’importance cruciale de la plus grande forêt tropicale du monde dans la lutte contre le réchauffement climatique. « Nous devons insister pour organiser la conférence en Amazonie », a-t-il déclaré. Néanmoins, la capacité d’accueil limitée de la ville pose un défi logistique considérable, avec l’arrivée prévue d’environ 50 000 personnes.
Cette année, la participation des dirigeants semble déjà en baisse par rapport à la COP29 en Azerbaïdjan, où 75 dirigeants avaient fait le déplacement. Lula da Silva a choisi de tenir ce sommet juste avant la COP, et non pendant, afin d’alléger la pression sur les infrastructures et l’hébergement, les prix élevés des logements à Belém ayant suscité des inquiétudes quant au niveau de participation.
Par ailleurs, le contexte actuel, marqué par des tensions géopolitiques et économiques, risque d’éclipser les préoccupations climatiques, rendant la tâche des négociateurs d’autant plus ardue.
À retenir
- Le Brésil organise un sommet de dirigeants juste avant la COP30 à Belém, en Amazonie.
- La participation des dirigeants mondiaux est en baisse par rapport à la COP29.
- Les défis logistiques et le contexte géopolitique compliquent l’organisation de la conférence.
Contexte
L’Accord de Paris, signé en 2015, vise à limiter le réchauffement climatique à moins de 2°C par rapport aux niveaux préindustriels. Les COP (Conférences des Parties) sont des réunions annuelles des pays signataires de cet accord, destinées à évaluer les progrès réalisés et à fixer de nouveaux objectifs.
Ce qui change
Le choix de l’Amazonie comme lieu de la COP30 met en lumière l’importance de la forêt tropicale dans la lutte contre le changement climatique. Les défis logistiques liés à l’organisation de la conférence à Belém pourraient influencer la participation et le déroulement des négociations.
Prochaines étapes
Il faudra surveiller de près le niveau de participation des pays et les engagements pris lors du sommet des dirigeants et de la COP30. Les négociations porteront notamment sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre et le financement de l’adaptation au changement climatique.
Chiffres clés
- 75 : Nombre de dirigeants présents à la COP29 en Azerbaïdjan.
- 170 : Nombre de délégations accréditées pour la COP30 à Belém.
- 50 000 : Nombre de personnes attendues à Belém pour la COP30.