New Delhi: Alors que le maréchal général du Pakistan, le général Asim Munir, a atterri à Pékin, en Chine, il s’attendait peut-être à un protocole chaleureux et à des éloges de l’arrière-boutique. Ce qui l’attendait à la place, c’était un front froid diplomatique. Le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, n’a pas haché des mots. Derrières, il a transmis la colère de la Chine dans un ton trop ferme pour être mal lu. La raison: l’impatience croissante de Pékin sur l’échec d’Islamabad à protéger les ressortissants chinois travaillant sur des projets d’infrastructure à enjeux élevés à l’intérieur du Pakistan.
Le message était franc. La patience de la Chine s’était mince.
Malgré les promesses répétées de l’administration du Premier ministre Shehbaz Sharif et des assurances répétées des cuivres militaires du Pakistan, les attaques contre les ingénieurs chinois, les travailleurs et les entrepreneurs continuent de vibrer les couloirs stratégiques du corridor économique chinois-pakistanais (CPEC).
Le point de basculement est survenu il y a des semaines lorsque le renseignement chinois a signalé des menaces croissantes au Baloutchistan et à Khyber Pakhtunkhwa. Ce n’étaient pas des menaces vides. Ils venaient de l’Armée de libération Baloch (BLA), un groupe qui avait déjà frappé et n’a montré aucune hésitation.
Pékin avait déjà perdu neuf ingénieurs dans le bombardement de suicide hydroélectrique de Dasu 2021. Deux ans plus tard, les hommes armés ont attaqué un convoi à Karachi. Chaque fois, les autorités pakistanaises ont proposé des excuses. À chaque fois, les responsables chinois ont exigé plus que des mots.
La dernière réprimande n’était pas une note silencieuse ou une manifestation officielle. Il était personnel, direct et fait au plus haut niveau, juste devant le champ de champ lui-même.
Des sources familières avec la réunion indiquent que le ministre chinois des Affaires étrangères n’a pas caché sa frustration. Il a rappelé à Munir que le CPEC n’était pas seulement une voie commerciale, mais un pilier des ambitions mondiales de la Chine. Un investissement de plus de 60 milliards de dollars a été en jeu. «Si vous ne pouvez pas garantir la sécurité, comment pouvons-nous garantir la coopération?» C’était la ligne tacite derrière l’échange diplomatique serré.
Munir, selon les responsables informés de la question, a assuré à Pékin que les militaires du Pakistan intensifieraient les patrouilles, durciraient la sécurité du site et rétracteraient des cellules militantes près des infrastructures critiques. Il a promis une coordination contre-terroriste plus profonde. Il a promis des résultats.
Mais ces promesses interviennent à un moment où le Pakistan combat des batailles sur de nombreux fronts. L’économie haleine pour le soulagement. Les factions talibanes se promènent librement à travers la frontière ouest. L’insurrection au Baloutchistan continue de mijoter. Les ressources sont étirées. Et malgré une présence fortement militarisée, l’armée semble incapable de contenir toutes les menaces simultanément.
La Chine a pris note. Les mots de Wang Yi n’étaient pas une question de déception. Ils étaient un avertissement.
Derrière la langue diplomatique, une simple vérité est suspendue dans l’air: Pékin n’est plus disposé à regarder dans l’autre sens.