Une envolée des contrats à terme à Wall Street, portée par la flambée du titre Nvidia après la clôture des marchés, témoigne d’un regain d’optimisme dans le secteur technologique. Cette dynamique intervient alors que les investisseurs spéculent sur un possible nouveau cycle de croissance, après une période de turbulences.
Les actions de Nvidia ont grimpé de plus de 5 % après que le géant des puces a publié des prévisions de revenus solides pour le trimestre en cours. Cette performance est perçue comme un indicateur clé de la santé du marché de l’intelligence artificielle (IA), et pourrait apaiser certaines inquiétudes concernant les dépenses mondiales dans ce domaine.
Cependant, l’impact de Nvidia sur les marchés reste à évaluer. Si l’entreprise peut à elle seule stimuler les cours certains jours, il est incertain si cette dynamique suffira à relancer une reprise plus large, confrontée à de nombreux défis. Les craintes liées à la valorisation des entreprises technologiques, au risque de bulle spéculative dans l’IA, à la stagflation et à la dette publique pèsent toujours sur le sentiment des investisseurs.
La publication du rapport sur l’emploi américain pourrait introduire une volatilité accrue, notamment sur les marchés des changes, mais son impact sur les indices boursiers semble moins probable. Les analystes restent prudents, soulignant que la saison des résultats étant presque terminée, le scepticisme persistera probablement quant à la capacité des autres entreprises technologiques à maintenir le rythme de Nvidia.
Parallèlement, la forte hausse des rendements obligataires, en particulier dans les pays fortement endettés comme le Japon et le Royaume-Uni, constitue une source d’inquiétude majeure. Les investisseurs exigent désormais une prime plus élevée pour détenir de la dette publique, ce qui exerce une pression sur les actifs à faible rendement et pourrait freiner la croissance des actions.
Au Japon, la situation de la dette publique se transforme en crise monétaire, avec une chute continue du yen, qui a atteint un nouveau plus bas proche de 158 yens pour un dollar américain (contre environ 130 yens il y a un an). Les marchés craignent une mauvaise gestion de l’économie par le gouvernement japonais et réclament un rendement plus élevé pour compenser le risque.
Cette situation a déclenché un phénomène de dénouement des opérations de carry trade, qui consistent à emprunter de l’argent à faible taux d’intérêt dans un pays (comme le Japon) pour investir dans des actifs plus rentables ailleurs. La hausse des rendements japonais rend ces opérations moins attractives et oblige les traders à liquider leurs positions.
D’un point de vue technique, le Nasdaq 100 semble globalement baissier ou neutre, après avoir franchi une ligne de tendance haussière qui avait tenu bon jusqu’à l’été. Tant que le cours reste en dessous de cette ligne, une stratégie d’achat à la baisse est considérée comme risquée. La formation de plus bas et de plus hauts descendants suggère un changement de tendance, et les investisseurs doivent en tenir compte.
À court terme, le Nasdaq teste actuellement le dessous de cette ancienne ligne de tendance, qui coïncide avec la moyenne mobile exponentielle sur 21 jours, autour de 25 200 points. Un franchissement de ce niveau pourrait ouvrir la voie à une résistance à 25 350 points. Cependant, les investisseurs doivent rester prudents, car la tendance à la baisse n’est pas encore clairement inversée.
Un niveau de support clé se situe à 24 960 points. Une cassure de ce niveau pourrait entraîner une baisse vers 24 600 points, puis vers le plus bas de la semaine à 24 375 points. La prudence est de mise, compte tenu des fortes baisses observées sur les marchés mondiaux, notamment la chute de 30 % du Bitcoin par rapport à son sommet historique en quelques semaines seulement.
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