Publié le 29 décembre 2025 à 19h32, mis à jour à 21h10. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a rencontré ce dimanche Donald Trump en Floride pour aborder les tensions au Moyen-Orient, notamment le cessez-le-feu à Gaza et le programme nucléaire iranien, dans un contexte de divergences croissantes entre les deux hommes.
La rencontre, qui s’est tenue sur le domaine de Mar-a-Lago, est la cinquième depuis l’arrivée de Donald Trump à la présidence américaine il y a près d’un an. Selon les déclarations de Trump, cinq sujets principaux ont été au cœur des discussions.
Le cessez-le-feu à Gaza et la situation humanitaire dans la bande, ainsi que le programme nucléaire iranien, ont occupé une place centrale dans les échanges. Les deux dirigeants ont également évoqué les récentes frappes israéliennes en Syrie et les risques d’une escalade avec le Hezbollah au Liban. La Turquie a également été mentionnée, a précisé Donald Trump peu après la rencontre.
Les discussions autour du cessez-le-feu à Gaza s’annonçaient particulièrement délicates. Des désaccords persistent quant aux modalités de la seconde phase de l’accord, malgré les efforts de médiation.
En octobre dernier, Donald Trump avait laissé entendre que l’accord de cessez-le-feu pourrait marquer une étape décisive vers la paix au Moyen-Orient, affirmant avoir obtenu « la paix au Moyen-Orient pour la première fois depuis 3 000 ans ». Cependant, la réalité sur le terrain est bien différente.
Selon les chiffres des autorités sanitaires de Gaza, contrôlées par le Hamas, 414 Palestiniens ont été tués à Gaza depuis la signature de l’accord. La situation humanitaire reste critique, avec une grande partie de la population vivant encore sous des tentes, confrontée aux intempéries et aux inondations.
Un rapport récent de l’IPC (Integrated Food Security Phase Classification) indique que la pénurie alimentaire à Gaza ne relève plus de la famine, mais souligne que 77 % de la population est confrontée à une insécurité alimentaire aiguë et à une malnutrition. L’ONU confirme la gravité de la situation.
L’accord de cessez-le-feu est structuré en trois phases. Le temps presse pour que la seconde phase puisse être mise en œuvre. L’une des exigences israéliennes, le désarmement du Hamas, reste un point de blocage majeur. Le nouveau porte-parole de la Brigade Ezzedine al-Qassam, Abou Obeida, a déclaré :
« Notre peuple se défend et ne rendra pas les armes tant que l’occupation se poursuivra. »
Parmi les autres promesses de Trump, figuraient le retrait israélien de certaines zones, l’établissement de forces de sécurité à Gaza et la création d’un conseil de paix. Aucune de ces mesures n’a été mise en œuvre à ce jour.
L’amitié entre Israël et les États-Unis, traditionnellement solide, connaît des tensions. Donald Trump a récemment accueilli favorablement le dirigeant syrien Ahmed al-Sharaa, une attitude qui a irrité Benjamin Netanyahu. Plusieurs Syriens ont d’ailleurs été tués dans des frappes israéliennes ces derniers temps.
Les divergences s’étendent également à la politique étrangère. Alors que Donald Trump privilégie la stabilisation et la recherche de la paix, Netanyahu se concentre davantage sur les défis sécuritaires d’Israël dans la région.
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