Le journaliste et chef d’antenne Paul Larocque s’est révélé sous le costume du Faucon à l’émission Chanteurs masqués, diffusée à TVA. Malgré son élimination rapide, il a réussi à duper tous les enquêteurs en interprétant La dame en bleu de Michel Louvain.
C’est une apparition qui restera dans les annales de la télévision québécoise. Habitué à traiter de l’actualité sérieuse sur les ondes de TVA et de LCN, le journaliste Paul Larocque a déserté les studios d’information pour enfiler un majestueux costume cuivré sur le plateau de Chanteurs masqués. Le public et les panélistes ne s’attendaient visiblement pas à voir le visage de ce pilier de l’information derrière le bec de l’oiseau de proie, provoquant une onde de choc sur les réseaux sociaux et dans les foyers.
La stratégie du Faucon et la surprise des enquêteurs
Pour déjouer les pronostics, le journaliste a misé sur une stratégie artistique bien particulière. Plutôt que de tenter une performance vocale classique, il a choisi d’interpréter le grand classique La dame en bleu
de Michel Louvain en s’appuyant sur ses talents d’imitateur.

Aucun des membres du jury n’a réussi à deviner la véritable identité cachée sous le plumage. Les suppositions des juges ont ratissé large à l’annonce du verdict :
- Sam Breton et Mélissa Bédard ont d’abord parié sur l’athlète Étienne Boulay ou sur l’imitateur André-Philippe Gagnon.
- Stéphane Rousseau était persuadé qu’il s’agissait de Denis Coderre.
- Anouk Meunier penchait plutôt pour Denis Lévesque, tandis que d’autres noms comme Pierre Verville ont circulé sur le plateau.
Les coulisses d’une production d’envergure et les défis du costume
Accepter de participer à un tel divertissement demandait de surmonter d’importantes réserves. Sollicité par le producteur Martin Proulx — avec qui il avait collaboré pour le film sur le commandant Piché —, Paul Larocque a rapidement mesuré l’exigence physique de l’exercice. La lourdeur du déguisement s’est avérée secondaire face à la chaleur accablante qui règne à l’intérieur de la structure.
« Quand t’enfiles le costume, je lève mon chapeau à tout ceux qui ont fait l’expérience, la lourdeur, ce n’était pas un problème, mais il fait chaud là-dedans! Oh qu’il fait chaud! Le gros coefficient de difficulté, il est là. Mais l’adrénaline étant ce qu’elle est, une fois que tu es sur scène et que c’est parti, il n’y a pas de souci. »
Paul Larocque, journaliste et animateur, via Showbizz
L’ancien animateur de l’émission JE et du Bilan sur LCN a également souligné la complexité logistique mise en place par la production pour préserver l’anonymat des participants. Entre les déplacements en camionnette aux vitres fumées et l’obligation absolue de garder le silence, l’expérience s’apparente à un véritable roman d’espionnage.
Une brève incursion dans la chanson
S’il s’est pris au jeu avec un réel plaisir, l’homme de télévision a tenu à clarifier l’avenir de sa prétendue carrière musicale.

« Je vous annonce tout de suite que ma carrière de chanteur a commencé dimanche, à 19 h, et qu’elle s’est terminée quelques minutes plus tard. »
Paul Larocque, journaliste et animateur, via TVA Nouvelles
S’il avait pu poursuivre l’aventure, il prévoyait d’interpréter Fais comme l’oiseau
de Michel Fugain en imitant cette fois l’ancien homme politique Jacques Parizeau. Finalement éliminé au terme de ce troisième volet, le Faucon quitte l’aventure avec le sentiment du devoir accompli, laissant sa place pour la suite de la compétition diffusée chaque dimanche à 19 h sur les ondes de TVA.