À moins de trois semaines du référendum provincial sur l’avenir de l’Alberta au sein de la fédération, le chef conservateur fédéral Pierre Poilievre a prononcé un discours à Edmonton le 29 septembre 2026 pour plaider en faveur d’un Canada uni et rejeter l’option de la séparation.
Le rassemblement d’Edmonton et la campagne des conservateurs
Moins de trois semaines avant un scrutin crucial pour l’avenir politique de l’Ouest canadien, le chef du Parti conservateur du Canada, Pierre Poilievre, s’est adressé à une foule de plus de 100 personnes dans un hôtel du centre-ville d’Edmonton. L’événement, organisé le mardi 29 septembre 2026, s’inscrit dans le cadre de la campagne menée par le groupe Conservatives for Canada, qui mobilise des élus fédéraux pour défendre la Confédération.
La salle de conférence était pavée de drapeaux canadiens et albertains, tandis que plusieurs partisans brandissaient des bannières patriotiques. Plusieurs députés conservateurs représentant des circonscriptions de la province étaient présents pour soutenir la démarche, notamment Kelly McCauley, Mike Lake et Laila Goodridge. Le député Dane Lloyd, chargé de piloter l’initiative pour le maintien dans le pays, a introduit le chef de l’opposition fédérale en insistant sur l’attachement des conservateurs à leur patrie.

« We love our country. We love our home province of Alberta. And that’s why we are fighting for a stronger Alberta in a united Canada. »
Dane Lloyd, député fédéral, via Cbc
Les griefs économiques et la critique du gouvernement fédéral
Originaire de Calgary, Pierre Poilievre a affirmé que les partisans de la séparation commettent une erreur d’aiguillage en s’en prenant au pays lui-même, désignant plutôt l’administration libérale fédérale comme la source véritable des tensions actuelles. Selon le chef conservateur, les politiques de Ottawa pèsent lourdement sur le coût de la vie des citoyens, de la station-service à l’épicerie en passant par l’accès à la propriété.
Le dirigeant politique a également insisté sur le blocage des ressources énergétiques régionales, soulignant l’ frustration des travailleurs et des entreprises face aux restrictions qui maintiennent les hydrocarbures sous terre. Pour lui, la solution ne réside pas dans une rupture institutionnelle, mais dans une application rigoureuse des principes fondamentaux de la Confédération.
Les enjeux du scrutin du 19 octobre en Alberta
Ce discours intervient alors que la première ministre albertaine Danielle Smith a convoqué un référendum de dix questions prévu pour le 19 octobre 2026. La dixième et dernière question demande directement aux électeurs si la province doit demeurer au sein du Canada ou enclencher un second référendum contraignant sur la sortie du pays.

Bien que la cheffe du gouvernement provincial ait indiqué qu’elle voterait pour le maintien de l’Alberta dans la fédération et rappelé que des pétitions massives avaient circulé dans les deux camps, les critiques et les observateurs politiques estiment que la consultation vise à calmer les factions séparatistes les plus dures au sein même de sa formation politique. Face à ces divisions, Pierre Poilievre soutient que la sécession ne résoudra aucun problème économique et appelle les Albertains à redoubler d’efforts pour faire valoir leur place au sein d’un Canada uni.