Publié le 16 janvier 2026 à 10h10. Le limogeage surprise de Scott Robertson de son poste d’entraîneur-chef des All Blacks ouvre une période d’incertitude pour le rugby néo-zélandais et soulève la question de ses prochaines ambitions professionnelles.
- Scott Robertson a été démis de ses fonctions malgré un bilan positif de 20 victoires sur 27 matchs.
- Un contrat strict l’empêche d’entraîner une équipe internationale majeure pendant environ 12 mois.
- Plusieurs clubs européens, notamment en Angleterre et en France, pourraient se montrer intéressés par ses services.
La décision de New Zealand Rugby de se séparer de Scott Robertson, après seulement deux ans à la tête des All Blacks, a pris de court le monde du rugby. Bien que son bilan soit honorable – 20 victoires pour 27 matchs disputés – des performances jugées insuffisantes et un examen approfondi en vue de la Coupe du monde de 2027 ont conduit à cette rupture.
Robertson avait affiché des ambitions démesurées, rêvant de remporter la Coupe du monde de rugby avec deux nations différentes. Il avait même exprimé publiquement ce souhait en juillet 2022, sur le podcast The Rugby Pod :
« Je veux gagner une Coupe du monde de rugby, mais je veux la gagner avec deux pays différents. Je ne l’ai jamais dit publiquement auparavant. Je l’ai fait maintenant. Ce serait génial de gagner une Coupe du Monde avec son propre pays, ce que je veux faire, mais j’adorerais le faire avec un autre pays. Je ne sais pas dans quel ordre il s’agit. Je ne sais pas comment cela se déroulera. Ces décisions ne m’appartiennent pas. »
Ce rêve semble désormais compromis, du moins à court terme.
Le président de New Zealand Rugby, David Kirk, a confirmé qu’une clause contractuelle empêcherait Robertson d’occuper un poste d’entraîneur au sein d’une équipe internationale de premier plan pendant environ un an.
« Il a certaines contraintes quant aux personnes pour lesquelles il peut travailler, et cela dure un certain temps. Il existe un certain nombre de pays internationaux. Pour la plupart, les pays de premier plan depuis environ un an. »
Cette restriction exclut potentiellement les nations du SANZAAR (Argentine, Australie, Afrique du Sud) ainsi que les grandes puissances européennes (Angleterre, France, Irlande, Italie, Écosse, Pays de Galles) et même le Japon et les Fidji, participants au Championnat des Nations.
Cependant, Robertson pourrait trouver une opportunité en Géorgie, dont l’équipe nationale est actuellement à la recherche d’un nouvel entraîneur. World Rugby pourrait également envisager de le soutenir financièrement pour un poste dans une nation émergente, notamment dans le cadre de la préparation à la Coupe du monde de rugby.
L’intérêt de clubs européens s’est manifesté rapidement. Les Harlequins, en particulier, seraient de grands admirateurs de Robertson, après le départ de plusieurs membres de leur staff technique. Les Red Bulls de Newcastle, également à la recherche d’un directeur du rugby, pourraient également être une destination possible. En France, des clubs du Top 14, tels que Brive ou le Racing 92, pourraient également se pencher sur son profil, Robertson ayant passé trois ans à Perpignan en fin de carrière.
Enfin, l’Afrique du Sud pourrait également être une option, notamment avec les Sharks à Durban, bien que le profil d’un entraîneur sud-africain semble privilégié. Les Crusaders, son ancien club, pourraient également tenter de le récupérer, après le succès de Rob Penney.
Selon certaines sources, l’équipe de Leinster, en Irlande, pourrait être la destination la plus probable. Les dirigeants irlandais ont déjà manifesté leur intérêt pour Robertson et son expertise pourrait s’intégrer parfaitement dans leur structure actuelle. Deux favoris des fans émergent après le limogeage de Scott Robertson.
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