Home NouvellesQuels migrants aux États-Unis conserveront leur statut actuel en 2026

Quels migrants aux États-Unis conserveront leur statut actuel en 2026

by Nicolas Lefèvre

Publié le 26 décembre 2025 à 22h35. La Cour suprême des États-Unis a confirmé l’annulation du Statut de protection temporaire (TPS) pour les Vénézuéliens, mettant en péril le statut légal de centaines de milliers de personnes. Cette décision, fruit d’une bataille juridique de plusieurs mois, soulève des questions cruciales sur les options qui s’offrent désormais aux bénéficiaires.

  • La Cour suprême a autorisé l’annulation du TPS pour le Venezuela, affectant les désignations de 2021 et 2023.
  • Certains Vénézuéliens conservent une protection jusqu’en 2026, sous certaines conditions liées aux demandes de réinscription ou de renouvellement de permis de travail.
  • Sans la protection du TPS, les Vénézuéliens concernés pourraient être confrontés à une expulsion, mais d’autres voies légales pour rester aux États-Unis existent.

Après une longue bataille judiciaire, la Cour suprême des États-Unis a rendu sa décision le 3 octobre 2025, autorisant l’administration américaine à mettre fin au Statut de protection temporaire (TPS) pour les Vénézuéliens. Cette mesure affecte plus de 350 000 personnes bénéficiant du TPS 2023 et 250 000 autres couverts par le TPS 2021.

Cependant, certains bénéficiaires du TPS bénéficieront d’une période de grâce. Si une demande de réinscription a été soumise et approuvée, ou si un permis de travail basé sur le TPS a été obtenu entre le 17 janvier 2025 et le 5 février 2025, la protection restera valide jusqu’au 2 octobre 2026. De même, si une demande de renouvellement de permis de travail associée au TPS a été reçue avec un accusé de réception de prolongation automatique durant la même période, l’autorisation de travail sera prolongée jusqu’au 2 avril 2026.

Il est important de noter que, selon le Projet de défense des demandeurs d’asile (ASAP), la prolongation du permis de travail ne garantit pas la continuation du TPS lui-même. Une autorisation de travail seule n’offre aucune protection contre l’expulsion ou la détention. Plus d’informations sur le TPS sont disponibles sur le site d’ASAP.

Que faire si vous êtes titulaire d’un TPS vénézuélien ?

Le cabinet d’avocats spécialisés en droit de l’immigration Grossman Young et Hammond conseille aux bénéficiaires du TPS de vérifier la validité de leur document d’autorisation de travail (EAD). En cas de validité, il est recommandé de conserver une copie de l’avis publié au Federal Register confirmant la prolongation et de fournir une copie à l’employeur. Il est également conseillé de surveiller le site web du Service de citoyenneté et d’immigration des États-Unis (USCIS) pour toute modification de la politique ou litige concernant le TPS pour le Venezuela.

Avant l’annulation du TPS pour les Vénézuéliens, les experts juridiques recommandent de :

  • Vérifier la validité du document d’autorisation de travail (EAD).
  • Conserver une copie de l’avis du Federal Register confirmant la prolongation, si applicable.
  • Fournir une copie de l’avis à l’employeur.
  • Surveiller le site web de l’USCIS pour les mises à jour.
  • Envisager de demander un renouvellement de l’EAD, même en cas de prolongation automatique, pour obtenir une carte avec la nouvelle date d’expiration (2 octobre 2026) et éviter d’éventuels problèmes de vérification avec l’employeur.

Les options des Vénézuéliens qui se retrouvent sans TPS

Sans la protection du TPS, les Vénézuéliens concernés risquent d’être expulsés. Cependant, ils pourraient avoir droit à d’autres voies pour rester légalement aux États-Unis.

Selon l’avocate spécialisée Elisabeth Uribe, interrogée par CNN, les principales options juridiques pour éviter l’expulsion sont les suivantes :

  • Demander l’asile si un risque de persécution existe. Uribe explique qu’il existe deux modalités : l’asile positif (lorsqu’aucun ordre d’expulsion n’est en cours) et l’asile défensif (présenté devant un juge de l’immigration lors d’une procédure d’éloignement).
  • Demander la résidence par mariage si la personne est mariée à un citoyen ou à un résident permanent. Dans ce cas, une procédure de résidence peut être entamée. Si l’entrée aux États-Unis a été effectuée sans documents, une libération conditionnelle doit être demandée avant de solliciter un ajustement de statut.
  • Demander un visa U si la personne a été victime d’un crime et a collaboré avec les autorités. Le nombre de visas U disponibles chaque année est limité à 10 000.

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