Home DivertissementRICHARD KAY : Les mensonges d’Andrew ont mis la monarchie en péril. Charles doit maintenant agir… et c’est pourquoi

RICHARD KAY : Les mensonges d’Andrew ont mis la monarchie en péril. Charles doit maintenant agir… et c’est pourquoi

by Antoine Girard

Publié le 13 octobre 2025 à 00:41:00. De nouveaux éléments compromettants mettent à nouveau le prince Andrew dans l’embarras, révélant des contacts prolongés avec Jeffrey Epstein et soulevant des questions sur la véracité de ses déclarations publiques.

  • Un courriel récent révèle que le prince Andrew a continué à communiquer avec Jeffrey Epstein bien après la date qu’il avait publiquement indiquée.
  • Ce courriel, envoyé le lendemain de la publication d’une photo controversée avec Virginia Giuffre, contredit les affirmations du prince Andrew concernant la nature de sa relation avec Epstein.
  • La situation pose un défi délicat au roi Charles, tiraillé entre les obligations familiales et la nécessité de protéger l’image de la monarchie.

De nouvelles révélations mettent à mal la réputation déjà entachée du prince Andrew. Le Mail on Sunday a révélé l’existence d’un courriel daté du 28 février 2011, dans lequel le prince Andrew échange avec Jeffrey Epstein, le magnat de la finance accusé d’exploitation sexuelle de mineures. Ce courriel, envoyé le lendemain de la publication par le même journal d’une photographie compromettante du prince Andrew avec Virginia Giuffre, soulève de sérieuses questions sur la sincérité des déclarations du prince.

Dans une interview accordée à la BBC en 2019 avec Emily Maitlis, le prince Andrew avait affirmé avoir rompu tout lien avec Epstein après une rencontre à New York en décembre 2010. Or, ce nouveau courriel prouve qu’ils étaient toujours en contact au moins 12 semaines plus tard. Le ton affectueux du message – « Nous sommes dans le même bateau » – est particulièrement accablant, car il remet en question les affirmations du prince selon lesquelles il n’a jamais entretenu de relation étroite avec Epstein.

La publication de cette photo, que le prince Andrew avait par la suite qualifiée de « faux grossier », est également au cœur de la polémique. Il avait alors nié que la main posée sur la taille de Virginia Giuffre était la sienne. Le fait qu’il n’ait pas mentionné l’existence de ce courriel dans ses déclarations publiques est perçu comme une omission significative.

Même la BBC, habituellement discrète sur les affaires royales, a qualifié ces allégations d’« extrêmement préjudiciables » pour le prince Andrew. L’affaire menace de ternir davantage l’image de la monarchie, éclipsant les initiatives positives menées par d’autres membres de la famille royale, comme le prix Earthshot du prince William ou les programmes d’alphabétisation de la reine.

La pression s’intensifie pour que des sanctions soient prises à l’encontre du prince Andrew. De nombreux observateurs réclament son destitution de son titre de duc d’York, une mesure qui nécessiterait une intervention parlementaire. Un sondage YouGov réalisé cet été a révélé que 67 % des personnes interrogées soutenaient cette idée. Cependant, des conseillers royaux mettent en garde contre cette option, arguant qu’elle ne ferait que le maintenir prince, un titre considéré comme plus prestigieux que celui de duc.

Une autre possibilité envisagée est son exclusion de l’Ordre de la Jarretière, la plus haute distinction chevaleresque du Royaume-Uni. Bien que le prince Andrew ait déjà réduit sa participation aux événements publics de l’Ordre, cette mesure symbolique pourrait être envisagée. Le roi Charles, conscient de la pression de l’opinion publique, se trouve dans une situation délicate. Il doit tenir compte de ses liens fraternels, de son aversion pour la confrontation et du fait que les titres et distinctions dont bénéficie encore son frère lui ont été accordés par leur défunte mère, la reine Elizabeth II.

Selon des sources proches de la famille royale, le roi Charles pourrait envisager de priver le prince Andrew de certains privilèges princiers, notamment l’accès aux domaines royaux de Balmoral, Sandringham et Windsor pour ses activités personnelles. Un proche a déclaré :

« Cela pourrait l’aider à se concentrer si des choses qu’il tient pour acquises depuis très longtemps, comme tirer avec ses amis et diriger une maison royale, n’étaient soudainement plus disponibles. »

Source anonyme

La question de la résidence du prince Andrew, Royal Lodge, demeure également un point de friction. Bien que les critiques à l’égard de son occupation continue de cette propriété soient nombreuses, le prince dispose d’un bail solide avec le Crown Estate, qui court jusqu’en 2078. Toute tentative de le déloger a jusqu’à présent échoué. Certains suggèrent même qu’il serait préférable de le laisser à Royal Lodge, où il causerait moins de problèmes qu’en étant relogé ailleurs.

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