Le Rose Festival a battu un nouveau record de fréquentation lors de sa cinquième édition en accueillant 120 000 festivaliers sur trois jours, contre 115 000 spectateurs l’année précédente. Lancé par les rappeurs toulousains Bigflo et Oli, l’événement musical s’est tenu au MEETT d’Aussonne du 27 au 29 août, avec une programmation réunissant plus de 80 artistes répartis sur quatre ou cinq scènes selon les espaces et les bilans, et s’est conclu avec DJ Snake et Zaho en vedettes.
Un nouveau record de fréquentation atteint pour la cinquième édition
Julien Chollet, directeur général du festival, a précisé qu’un plafond assumé est fixé à cette jauge de 120 000 personnes afin de préserver l’expérience du public et d’éviter toute dégradation du plaisir musical. Malgré la fréquentation importante et des pics de 40 000 personnes par soirée ayant entraîné de longues files d’attente devant les points de restauration lors de la première journée, l’organisation envisage de reconduire le même format et la même limite maximale pour l’édition 2027.
Programmation artistique et succès du merchandising
La manifestation a proposé une multitude de prestations artistiques, à l’instar de la chanteuse Zaho, qui a enflammé la scène lors de la troisième et dernière soirée du festival. Évoquant le rendez-vous toulousain, l’artiste a déclaré : C’est la vie en rose ! C’est une fierté quand on est artiste de faire les incontournables. C’est un « must do », c’est à dire quelque chose comme un passage obligatoire. Et ce festival commence à devenir incontournable.
Elle a également salué un public bienveillant qui ne se prend pas la tête.

Parallèlement aux concerts, le stand de merchandising géré par la marque Visionnaire a rencontré un vif succès auprès du public. Comme le relaye ladepeche.fr, la collection proposait 29 références incluant des articles à l’effigie de Hello Kitty, personnage créé dans les années 70 par la société japonaise Sanrio. Les maillots étoilés roses et noirs ont particulièrement dominé les ventes, poussant les équipes à doubler les quantités produites pour cette cinquième édition.
Partenariats institutionnels et tensions en coulisses
L’événement s’appuie sur trois structures coproductrices : Golden Child, la société de Bigflo & Oli, l’agence toulousaine Bleu Citron, et le groupe La Dépêche du Midi. À la veille de l’ouverture, des tensions internes ont toutefois éclaté à la suite d’un appel lancé par une militante demandant le retrait de Jean-Michel Baylet de la présidence du groupe de presse en raison d’accusations de violences sexuelles. Le duo Bigflo & Oli a publiquement réagi en indiquant être en conflit avec ce partenaire depuis plusieurs mois sur différents sujets, tout en précisant que cela n’affectait pas le bon déroulement du festival, un avis partagé par la direction générale.

En marge des concerts, le site a également accueilli divers stands institutionnels et professionnels, à l’image de la Cité des Formations et des Apprentissages (CFA) Toulouse Blagnac, présente pour la cinquième année consécutive. Selon L’Opinion Indépendante, l’établissement a présenté un éventail de 64 formations et a rejoint le dispositif Action Emploi, renforçant la vocation du festival à constituer un espace d’échanges entre la jeunesse et les acteurs du territoire.