Publié le 16 novembre 2025 à 06h40. Des tensions internes à la CDU émergent autour de la réforme des retraites, avec des divergences entre les jeunes et les seniors du parti sur les mesures à prendre pour assurer la pérennité du système.
- Hubert Hüppe, président de l’Union des seniors de la CDU, se montre compréhensif face aux inquiétudes de la jeune génération concernant le financement des retraites.
- Manuel Hagel, chef du Land CDU du Bade-Wurtemberg, plaide pour de nouvelles négociations avec le SPD sur le projet de réforme.
- Friedrich Merz, le chancelier fédéral, a exprimé son mécontentement face à l’attitude du gouvernement en matière de politique de retraite.
Le débat sur les retraites agite le parti conservateur allemand, la CDU, où des divergences de vues se sont exprimées entre les différentes générations de militants. L’Union des seniors, représentée par son président Hubert Hüppe, a pris position dans ce débat interne, reconnaissant la légitimité des préoccupations soulevées par les jeunes.
« Les inquiétudes de la jeune génération sont justifiées, notamment en ce qui concerne le financement des retraites et l’évolution démographique », a déclaré Hubert Hüppe aux journaux de la rédaction Allemagne (RND). Il a toutefois souligné l’importance de rechercher une solution viable pour l’avenir du système social, insistant sur le fait qu’il ne s’agissait pas d’une crise de coalition, mais d’une recherche de consensus.
Manuel Hagel, chef du Land CDU du Bade-Wurtemberg et principal candidat de son parti aux élections régionales de mars 2026, va plus loin en appelant à de nouvelles négociations avec le SPD sur le paquet controversé des retraites. Lors de la Journée de l’Allemagne de la Junge Union à Rust, il a soutenu les revendications des jeunes du parti, estimant que la ligne d’arrêt fixée à 2031 constituait déjà un compromis acceptable.
Selon Hagel, si la proposition de la ministre du Travail Bärbel Bas (SPD) était adoptée, une commission des retraites deviendrait inutile. « La seule chose que vous, à la commission des retraites, pourrez faire, c’est boire du café, manger du gâteau et réfléchir si vous allez donner 120 ou 150 milliards », a-t-il ironisé.
Le chancelier fédéral Friedrich Merz (CDU) a également exprimé son mécontentement face à l’attitude du gouvernement en matière de politique de retraite, contrecarrant ainsi les efforts de son parti. Il a par ailleurs mis en garde la jeune génération contre une « concurrence à la baisse » en matière de retraites, estimant qu’une telle attitude risquerait d’aliéner des groupes importants d’électeurs.
