Publié le 27 novembre 2025. Le ministère de la Santé indonésien a identifié trois groupes de population particulièrement touchés par le VIH, révélant des disparités significatives dans les taux de positivité et soulignant la nécessité de stratégies de prévention ciblées.
- Les couples où au moins l’un des partenaires est séropositif présentent le taux de positivité le plus élevé (34 %).
- La clientèle des travailleuses du sexe arrive en deuxième position, avec un taux de 20 %.
- Les enfants nés de mères séropositives représentent 17 % des nouveaux cas de VIH détectés.
Selon les données récentes du ministère de la Santé, malgré une légère diminution du pourcentage de nouvelles infections, le nombre absolu de cas de VIH en Indonésie reste préoccupant. Une analyse plus approfondie a permis de mettre en évidence des vulnérabilités spécifiques au sein de certains groupes de population. La directrice de la vaccination du ministère, Prima Yosep, a présenté ces conclusions lors d’une récente évaluation des tendances du VIH dans le pays.
« En termes absolus, nous avons augmenté, mais en pourcentage, cela a légèrement diminué. Et si nous regardons le taux de positivité élevé, il y a effectivement trois groupes. »
Prima Yosep, directrice de la vaccination, ministère de la Santé
Le groupe le plus touché est celui des couples où au moins l’un des partenaires est vivant avec le VIH (PVVIH). Sur 9 709 tests réalisés, 3 339 se sont révélés positifs, soit un taux de 34 %. Ce chiffre souligne le risque persistant de transmission du virus au sein des relations intimes, en particulier en l’absence de connaissance du statut sérologique ou d’accès à un traitement régulier.
Viennent ensuite les clients des travailleuses du sexe, avec 4 471 cas positifs sur 22 454 tests (20 %). Les comportements à risque liés aux rapports sexuels non protégés continuent de poser problème aux autorités sanitaires dans leurs efforts de lutte contre le VIH.
Enfin, les enfants nés de mères séropositives représentent 17 % des nouveaux cas, soit 728 positifs sur 4 254 tests. La transmission verticale – de la mère à l’enfant – peut se produire pendant la grossesse, l’accouchement ou l’allaitement. Un dépistage précoce de la mère et du nourrisson est donc crucial pour prévenir la propagation du virus.
Prima Yosep a insisté sur la nécessité d’intensifier les efforts d’éducation et de dépistage au sein de ces trois groupes à risque.
« Nous devrons peut-être continuer à éduquer ces trois-là afin qu’ils puissent être testés, puis nous pourrons nous en occuper. »
Prima Yosep, directrice de la vaccination, ministère de la Santé
Le ministère de la Santé s’engage également dans la mise en œuvre du programme “Mettre fin au VIH” d’ici 2030, en visant à atteindre les objectifs 95-95-95 :
- 95 % des personnes vivant avec le VIH connaissent leur statut sérologique.
- 95 % des personnes diagnostiquées reçoivent un traitement antirétroviral.
- 95 % des personnes sous traitement atteignent une charge virale indétectable.
Ces efforts visent à freiner la transmission du virus, à améliorer le dépistage précoce et à élargir l’accès aux soins pour tous les groupes à risque.
Pour plus d’informations, consultez cette vidéo du site DetikHealth.
