Une collision frontale entre deux trains à grande vitesse près d’Adamuz, en Espagne, a fait plus de 20 morts et des dizaines de blessés ce dimanche 18 janvier 2026. Les secours continuent de fouiller les décombres dans l’espoir de retrouver d’autres survivants.
Le drame s’est produit en fin de journée, lorsque le train reliant Malaga à Madrid a déraillé et a percuté un train circulant en sens inverse sur la voie adjacente. Les deux trains ont fini par dérailler, provoquant un chaos considérable. Selon l’organisme ferroviaire espagnol ADIF, l’accident s’est produit dans une zone difficile d’accès.
Antonio Sanz, ministre régional de la Santé d’Andalousie, a déclaré craindre que le bilan s’alourdisse. À ce stade, 73 passagers blessés ont été transportés vers six hôpitaux différents. « Nous avons reçu des appels signalant la présence de blessés et de personnes piégées », a indiqué un porte-parole des services d’urgence andalous.
Un témoin interrogé par la chaîne publique TVE a rapporté qu’un des wagons du premier train s’était complètement renversé. María Belén Moya Rojas, chef régionale de la Protection civile, a souligné la difficulté d’accès à la zone sinistrée, expliquant que les habitants locaux ont spontanément apporté couvertures et eau pour aider les victimes.
L’ADIF a annoncé la suspension de tout trafic ferroviaire entre Madrid et les principales villes d’Andalousie pour l’ensemble de la journée de lundi 19 janvier. Les liaisons vers Cordoue, Séville, Malaga et Huelva sont concernées.
Le roi Felipe VI et la reine Letizia ont exprimé leur « profonde inquiétude » suite à cette catastrophe ferroviaire. « Nous suivons avec une grande inquiétude le grave accident entre deux trains à grande vitesse à Adamuz », a déclaré le palais royal dans un communiqué publié sur X. « Nous adressons nos plus sincères condoléances aux familles et aux proches des victimes, ainsi que nos vœux de prompt rétablissement aux blessés », ajoute le texte.
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a également réagi sur X, déclarant suivre « avec horreur » les nouvelles provenant de Cordoue et adressant ses pensées aux victimes. « Ce soir, vous êtes dans mes pensées », a-t-elle écrit en espagnol.
