Publié le 12 janvier 2026 à 12h40. La police de Jakarta a reçu une demande de « justice réparatrice » dans l’affaire du prétendu faux diplôme du président indonésien Joko Widodo, impliquant deux journalistes qui pourraient ainsi éviter un procès.
- Une demande de « justice réparatrice » a été soumise par les journalistes Eggie Sudjana et Peace Hari Lubis.
- La police de Metro Jaya se dit prête à faciliter ce processus si les deux parties y consentent.
- Les suspects ont récemment rencontré le président Widodo en privé.
La police de Metro Jaya a confirmé avoir reçu une demande de « justice réparatrice » (restorative justice ou RJ) concernant l’affaire du diplôme présumé falsifié de Joko Widodo, le septième président de la République d’Indonésie. Cette démarche, initiée par les journalistes Eggie Sudjana et Peace Hari Lubis, pourrait leur permettre d’échapper à des poursuites judiciaires.
Selon le commissaire Iman Imanuddin, directeur des enquêtes criminelles de Polda Metro Jaya, l’examen de cette demande est en cours.
« C’est toujours dans le processus de RJ. Oui (la demande a été soumise). »
Commissaire Iman Imanuddin, directeur des enquêtes criminelles de Polda Metro Jaya
Il a précisé que la police attend désormais l’accord des deux parties – le journaliste plaignant et les personnes signalées, désormais considérées comme suspects – pour faciliter le processus.
L’avocat des journalistes, Ade Dermawan, a confirmé la soumission de la demande de RJ et s’est dit favorable à cette initiative.
« Oui, cette demande a été faite par la partie signalée, nous l’accueillons favorablement et considérons qu’il n’y a pas de problème si c’est une bonne démarche qui mène à quelque chose. »
Ade Dermawan, avocat des journalistes
Cette démarche intervient après une rencontre privée entre les suspects et le président Widodo, le jeudi 8 janvier, à sa résidence de Sumber, Banjarsari, Solo. La zone autour de la maison présidentielle avait été sécurisée en amont de cette visite, dont les détails n’ont pas été divulgués.
La « justice réparatrice » est une approche alternative à la justice pénale traditionnelle, axée sur la réparation du préjudice causé et la réconciliation entre les parties. Elle est de plus en plus utilisée en Indonésie pour résoudre des conflits de manière pacifique et constructive.
