Santiago, Chili – Une audience devant un tribunal de Santiago a été interrompue mercredi après que le juge a récusé la participation à distance de Daniela Aránguiz, suite à des problèmes de connexion et un manque d’attention perçu pendant la procédure concernant une plainte pour diffamation déposée par Juan David Rodríguez.
- Le juge a récusé Daniela Aránguiz en raison de son manque de disponibilité et de son attitude pendant l’audience en visioconférence.
- Juan David Rodríguez a comparu au tribunal pour sa plainte contre l’animatrice de télévision.
- Une nouvelle date d’audience a été fixée au 12 janvier.
L’affaire oppose Juan David Rodríguez, un chanteur, à Daniela Aránguiz, une personnalité de la télévision chilienne. Rodríguez accuse Aránguiz d’avoir porté atteinte à son honneur et à sa réputation suite à des déclarations publiques remettant en question la paternité de son fils, lors d’une interview. Il avait initialement déposé une plainte pour insultes graves.
Mercredi, Juan David Rodríguez s’est présenté au Centre de Justice de Santiago, accompagné de son avocat. Il a affirmé se sentir calme et confiant, déclarant à l’équipe de Plan parfait être “béni de Dieu”. Daniela Aránguiz, quant à elle, était absente du Chili pour des engagements professionnels prévus, mais devait participer à l’audience par voie électronique.
C’est précisément cette participation à distance qui a posé problème. Le juge a interpellé Aránguiz sur la qualité de sa connexion, lui demandant :
« Mlle Daniela est autorisée à comparaître par voie électronique. Quel est le problème avec votre connexion ? »
La défense d’Aránguiz avait demandé un court report pour rétablir la connexion.
Après une attente de quinze minutes, Aránguiz a été aperçue à l’aéroport, en conversation avec une autre personne, semblant peu attentive aux échanges en cours. Le juge, visiblement agacé, lui a alors lancé :
« Nom et prénom? Non, mais si vous parlez, parlez… Installez-vous quelque part, s’il vous plaît, et asseyez-vous en conséquence. »
Aránguiz a répondu qu’elle venait d’arriver à l’aéroport, ce qui a provoqué la réplique du magistrat :
« Je ne vous demande pas où vous arrivez, mademoiselle. »
Suite à cet échange tendu, le juge a cherché à fixer une nouvelle date d’audience où les deux parties pourraient être présentes physiquement. Aránguiz a indiqué avoir un voyage prévu en décembre, mais s’est dite disposée à modifier son billet, précisant qu’elle ne pourrait être de retour au Chili qu’après le 7 janvier. Finalement, le 12 janvier a été retenu pour une nouvelle confrontation.
À la sortie de l’audience, Juan David Rodríguez a insisté sur la gravité de l’affaire :
« Ce n’est pas un jeu, c’est sérieux. Il s’agit de valeurs, d’honneur, de respect et cela doit être fait en conséquence. Elle doit prendre ses responsabilités. »



