Burger King ambitionne de multiplier par plus de trois son implantation en Chine d’ici 2035, avec l’objectif d’atteindre plus de 4 000 restaurants. Cette expansion massive sera rendue possible grâce à un partenariat stratégique avec une société de capital-investissement basée à Pékin et un investissement conséquent de 350 millions de dollars américains (environ 308 millions d’euros).
L’accord, annoncé lundi par Restaurant Brands International (RBI), la société mère de Burger King, prévoit la création d’une coentreprise, Burger King China. CPE, la société de capital-investissement pékinoise, en détiendra 83 % des parts, tandis que RBI conservera 17 % et un siège au conseil d’administration.
« La Chine reste l’une des opportunités à long terme les plus intéressantes pour Burger King à l’échelle mondiale », a déclaré Joshua Kobza, PDG de RBI, dans un communiqué. « Nos récents investissements et cette coentreprise témoignent de notre confiance dans le marché chinois. »
À ce stade, Burger King exploite environ 1 250 restaurants en Chine. L’objectif affiché est de dépasser les 4 000 établissements d’ici 2035, une ambition qui nécessite un investissement significatif et une stratégie d’expansion agressive.
L’arrivée de Burger King sur le marché chinois remonte à 2005, avec l’ouverture d’un premier restaurant à Shanghai, en face d’un temple bouddhiste. Cependant, la chaîne américaine a rencontré des difficultés à rivaliser avec des acteurs établis tels que McDonald’s et KFC.
En septembre dernier, KFC comptait plus de 12 600 restaurants en Chine, tandis que McDonald’s en exploitait environ 6 800 en 2023. Cette concurrence accrue illustre les défis auxquels Burger King devra faire face pour s’imposer sur ce marché.
Cette annonce intervient une semaine après la décision de Starbucks de céder 60 % de ses activités en Chine à une société de capital-investissement basée à Hong Kong, Boyu Capital, après des années de perte de parts de marché face à la concurrence locale. Brian Niccol, PDG de Starbucks, a alors affirmé que ce partenariat ouvrait « une voie de croissance » pour passer d’environ 8 000 à plus de 20 000 cafés.
