Publié le 22 décembre 2025 17:07:00. L’adoption imminente de l’euro en Bulgarie suscite une ruée vers les bureaux de change, alimentée par l’inquiétude et le manque d’information, tandis que les autorités rassurent sur l’absence de nécessité de s’approvisionner en liquide.
- La demande d’euros a augmenté de 125 % par rapport à l’année précédente.
- Des files d’attente se forment devant les bureaux de change à travers le pays.
- Les experts mettent en garde contre les premières tentatives de contrefaçon de la nouvelle monnaie bulgare.
À dix jours du passage à l’euro, les bureaux de change bulgares sont pris d’assaut. Les habitants, craignant des difficultés ou simplement désireux de disposer de liquidités, se pressent pour échanger leurs levs contre des euros. Radoslav, un Bulgare se préparant à partir en vacances, témoigne de cette ambiance :
« Je n’ai pas le choix, car après les vacances, nous passerons à l’euro et j’ai besoin d’argent liquide. Les gens, en général, ne sont pas bien informés. Les jeunes des grandes villes ne rencontrent pas de problème, mais dans les petites villes, les gens ont peur, à mon avis. »
Radoslav, particulier
D’autres, comme Bogdan, anticipent des voyages à l’étranger et préfèrent se munir d’euros. Son expérience en Allemagne l’inquiète :
« Je l’ai vécu en Allemagne. Il n’y a pas eu de chaos, mais l’euro est arrivé et les prix ont augmenté. »
Bogdan, particulier
Malgré ces inquiétudes, les autorités bulgares insistent sur le fait qu’il n’est pas nécessaire de se procurer des euros à l’avance. Cependant, la demande ne faiblit pas. Une société d’investissement en or et en devises a constaté une augmentation spectaculaire de 125 % de la demande d’euros par rapport à l’année précédente. Cette hausse de 15 % dépasse même le pic de demande enregistré en juin.
Parallèlement à cette effervescence, les premières tentatives de contrefaçon de la nouvelle monnaie bulgare ont été signalées. Les experts recommandent une vigilance accrue lors de la réception de billets, en particulier pour les petites coupures, qui sont les plus fréquemment utilisées et donc les plus susceptibles d’être falsifiées. Ivan Mutafchiev, expert dans une société d’investissement, explique :
« Cet amincissement du papier n’est pas un filigrane dessiné. Là où il y a une image, le papier est plus fin et la structure même du papier est visible, tandis que dans le cas des faux billets, c’est simplement un portrait dessiné. »
Ivan Mutafchiev, expert en investissement
En cas de suspicion de faux billet, il est conseillé de le remettre à la Banque Nationale de Bulgarie (BNB) ou à un autre établissement financier.
