Publié le 16 janvier 2024 14:35:00. Un cessez-le-feu local a été convenu entre la Russie et l’Ukraine afin de permettre la réparation d’une ligne électrique essentielle à la centrale nucléaire de Zaporojie, dont la sécurité reste une préoccupation majeure.
- La Russie et l’Ukraine se sont accordées sur une trêve temporaire pour faciliter les réparations sur la dernière ligne électrique de secours de la centrale.
- Des experts ukrainiens devraient commencer les travaux sur la ligne 330 kV dans les prochains jours.
- L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) joue un rôle crucial dans la négociation de ces trêves et le maintien de la sécurité nucléaire sur le site.
La centrale nucléaire de Zaporojie, la plus grande d’Europe, dépend désormais d’une seule ligne de transport d’électricité principale de 750 kV après que la ligne 330 kV ait été endommagée lors des combats. Cette situation précaire souligne la vulnérabilité de l’installation et la nécessité urgente de rétablir des capacités de secours.
Selon Rafael Grossi, directeur général de l’AIEA, cette pause dans les hostilités, la quatrième en date, est essentielle pour permettre aux équipes techniques ukrainiennes d’intervenir.
« L’AIEA continue de travailler en étroite collaboration avec les deux parties pour garantir la sécurité nucléaire à la centrale de Zaporojie et prévenir un accident nucléaire pendant le conflit. Cette trêve temporaire, la quatrième que nous obtenons, démontre le rôle indispensable que nous continuons de jouer. »
Rafael Grossi, directeur général de l’AIEA
La situation autour de la centrale de Zaporojie reste tendue. Des informations récentes, corroborées par des images de drones de reconnaissance, indiquent que les forces russes ont transformé le site en zone d’entraînement militaire et en base pour des pilotes de drones. Des images montrent l’utilisation du territoire de la centrale à des fins militaires.
L’AIEA maintient une présence constante sur le site et continue de plaider pour la mise en place de mesures de protection supplémentaires afin de minimiser le risque d’accident nucléaire. La réparation de la ligne électrique 330 kV est une étape cruciale pour renforcer la sécurité de la centrale et assurer son alimentation électrique en cas d’urgence.
Les efforts de l’AIEA pour obtenir des cessez-le-feu locaux démontrent l’importance d’un dialogue continu entre les parties en conflit afin de protéger les infrastructures nucléaires et d’éviter une catastrophe potentielle. Déclaration du directeur général de l’AIEA.

