Publié le 19 décembre 2025. Un nouveau botnet, baptisé Kimwolf et opérant sur les appareils Android, a mené des attaques par déni de service distribué (DDoS) massives, ciblant plusieurs pays et s’appuyant sur une infrastructure en constante évolution.
- Kimwolf a infecté environ 1,8 million d’appareils Android.
- Le Brésil, l’Inde, les États-Unis, l’Argentine, l’Afrique du Sud et les Philippines ont été particulièrement visés.
- Ce botnet partage des similitudes avec un autre botnet destructeur, AISURU, suggérant l’implication du même groupe de hackers.
Selon un rapport récent de QiAnXin XLab, le botnet Kimwolf, basé sur le système d’exploitation Android, a orchestré des attaques par déni de service distribué (DDoS) à grande échelle. Les chercheurs indiquent qu’environ 1,8 million d’appareils Android ont été compromis. La méthode d’infection initiale reste pour l’instant inconnue.
Les pays les plus touchés par ces attaques sont le Brésil, l’Inde, les États-Unis, l’Argentine, l’Afrique du Sud et les Philippines. Les victimes se trouvent majoritairement dans des environnements de réseau domestiques, utilisant des appareils tels que des TV BOX, des SuperBOX, des HiDPTAndroid, des P200, des X96Q, des XBOX, des SmartTV et des MX10.
Les chercheurs de XLab ont noté que Kimwolf a été désactivé à plusieurs reprises en décembre, mais a toujours réussi à se rétablir et à renforcer ses défenses. Ils ont observé une évolution significative dans sa tactique, passant à l’utilisation de l’ENS (Ethereum Name Service) pour consolider son infrastructure.
« Le domaine C2 de Kimwolf a été désactivé avec succès par des inconnus à trois reprises en décembre, ce qui lui a permis d’améliorer sa tactique et de passer à l’utilisation de l’ENS pour renforcer l’infrastructure, montrant une évolution extraordinaire. »
Chercheurs de XLab, cités par Tech Radar
L’analyse de XLab révèle également que le code source et l’infrastructure de commande et contrôle (C2) de Kimwolf présentent des similitudes frappantes avec ceux d’AISURU, un autre botnet particulièrement destructeur. AISURU avait déjà infecté entre un et quatre millions d’appareils au troisième trimestre 2025 et a mené des attaques DDoS atteignant un pic de 29,7 térabits par seconde (Tbps) et 14,1 milliards de paquets par seconde (Bpps).
Les deux botnets, Kimwolf et AISURU, ont commencé à se propager en septembre et novembre, et il est apparu que les deux infections pouvaient coexister sur le même appareil. Les chercheurs concluent que ces deux menaces proviennent du même groupe de hackers.
(fabuleux/fabuleux)
