Quatorze pays européens, dont la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne, ont fermement condamné mercredi l’approbation par Israël de la construction de 19 nouvelles colonies en Cisjordanie occupée, une décision perçue comme un obstacle majeur à la solution de deux États.
Dans un communiqué commun publié par le ministère français des Affaires étrangères, les pays signataires expriment leur « claire opposition à toute forme d’annexion et à l’expansion des politiques de colonisation ». Ils soulignent que ces actions unilatérales « violent le droit international » et risquent de déstabiliser le fragile cessez-le-feu en cours à Gaza, alors que les efforts de médiation se concentrent sur la mise en œuvre d’une seconde phase de trêve.
L’annonce de ces nouvelles colonies a été faite dimanche par le ministre israélien des Finances, Bezalel Smotrich, qui a justifié cette décision par la volonté d’empêcher la création d’un État palestinien. Les pays européens appellent Israël à « revenir sur cette décision, ainsi que sur l’expansion des colonies existantes ».
Ils réaffirment également leur « engagement inébranlable en faveur d’une paix globale, juste et durable basée sur la solution à deux États », où « deux États démocratiques, Israël et la Palestine, vivent côte à côte dans la paix et la sécurité ».
Israël occupe la Cisjordanie depuis la guerre de 1967. Plus de 500 000 Israéliens y résident actuellement, à l’exception de Jérusalem-Est, annexée par Israël en 1967, aux côtés d’environ trois millions de Palestiniens. Selon les Nations Unies, l’expansion des colonies israéliennes en Cisjordanie – illégales au regard du droit international – a atteint son niveau le plus élevé depuis au moins 2017.
