Publié le 13 janvier 2026. Une nouvelle loi californienne va révolutionner la restauration pour les personnes souffrant d’allergies alimentaires, en obligeant les restaurants à indiquer clairement les allergènes présents dans leurs plats, une première aux États-Unis.
- À partir du 1er juillet 2026, les établissements de restauration comptant plus de 20 succursales devront afficher les informations relatives aux allergènes sur leurs menus.
- La loi ADDE (Allergen Disclosure for Dining Experiences) cible les huit principaux allergènes : œufs, poisson, lait, crustacés, fruits à coque, arachides, blé, sésame et soja.
- Cette initiative est née de l’expérience personnelle d’une jeune fille de neuf ans, Abby Lao, et de sa mère, infirmière pédiatrique, Robyn Huey Lao.
La Californie s’apprête à devenir un modèle en matière de transparence pour les personnes allergiques. La loi ADDE, portée par la sénatrice Caroline Menjivar, va obliger les restaurants de l’État à informer leurs clients sur la présence d’allergènes courants dans leurs plats. Cette mesure, qui entrera en vigueur le 1er juillet 2026, vise à réduire le stress et les risques pour les personnes souffrant d’allergies alimentaires.
Les restaurants concernés, ceux disposant de plus de 20 établissements, devront indiquer clairement les allergènes sur leurs menus, soit par un affichage imprimé, soit via un code QR renvoyant à une information numérique. Les huit allergènes concernés sont les œufs, le poisson, le lait, les crustacés, les fruits à coque, les arachides, le blé, le sésame et le soja.
À l’origine de cette loi, on retrouve Abby Lao, une jeune fille de neuf ans vivant avec des allergies potentiellement mortelles aux noix, aux arachides, aux produits laitiers et au sésame. Sa mère, Robyn Huey Lao, infirmière praticienne en pédiatrie, a été le moteur de cette initiative. Ensemble, elles ont soumis l’idée d’un projet de loi sur l’étiquetage des allergènes à la sénatrice Menjivar, qui a ensuite mené à bien le processus législatif.
« Cette loi crée un nouveau précédent national », a déclaré Robyn Huey Lao dans un communiqué de presse. « Nous sommes incroyablement fiers du chemin parcouru et espérons que l’étiquetage des allergènes deviendra bientôt la norme partout. »
Robyn Huey Lao, infirmière praticienne en pédiatrie
Selon les Instituts nationaux de la santé (NIH), les allergies alimentaires touchent environ six millions d’enfants et 26 millions d’adultes aux États-Unis, soit près de 11 % de la population adulte et 8 % des enfants. Les réactions allergiques peuvent varier de légères à potentiellement mortelles, rendant les repas au restaurant particulièrement anxiogènes.
Bien que des progrès médicaux, comme l’approbation récente du médicament Xolair, offrent de nouvelles perspectives, la vigilance reste de mise. Une étude du Journal d’allergie et d’immunologie clinique (JACI) a révélé que des réactions allergiques se produisent encore dans environ la moitié des cas, même lorsque les clients informent le personnel de leurs allergies.
L’étiquetage clair des allergènes sur les menus offre aux restaurants une certaine protection juridique tout en renforçant la confiance des clients. Cela témoigne d’une attention particulière portée à l’expérience client et à la reconnaissance des risques liés à la consommation d’aliments préparés. Même les petits établissements, non soumis à la loi californienne, peuvent adopter des pratiques similaires pour minimiser la contamination croisée et rassurer leur clientèle. Des chaînes comme Olive Garden ont déjà mis en place des protocoles stricts en matière de gestion des allergies alimentaires.
