Des réactions allergiques de plus en plus sévères à des aliments insoupçonnés inquiètent les allergologues, qui réclament une meilleure information des consommateurs. Plusieurs « allergènes émergents » pourraient bientôt figurer sur les étiquettes des produits alimentaires et les menus des restaurants.
Une fillette de quatre ans a frôlé la mort après avoir mangé une quiche contenant du lait de chèvre, un ingrédient auquel elle était allergique sans que personne ne le sache. Le Dr Dominique Sabouraud-Leclerc, allergologue au CHU de Reims, se souvient de l’incident : « Heureusement, le Samu est arrivé très vite, elle était toute bleue, a dû être intubée et a été transférée en réanimation. »
Ce cas n’est qu’un exemple parmi d’autres. Une étudiante en boulangerie a failli mourir en manipulant du sarrasin, un nourrisson a fait un choc anaphylactique suite à la consommation d’un potage aux petits pois, et un jeune homme de 20 ans a eu une réaction grave après avoir mangé des pignons de pin.
Si les professionnels de l’agroalimentaire sont tenus de signaler la présence de 14 allergènes courants, ces exemples montrent que d’autres aliments peuvent provoquer des réactions potentiellement mortelles. Les allergologues alertent sur l’émergence de nouvelles allergies, souvent méconnues, et plaident pour une liste plus exhaustive des ingrédients à déclarer obligatoirement sur les emballages et dans les établissements de restauration.
