Publié le 9 octobre 2025. Le président vénézuélien Nicolás Maduro a réaffirmé la préparation de son pays à se défendre contre une éventuelle intervention américaine, accusant Washington de vouloir déstabiliser la région sous prétexte de lutte contre le trafic de drogue.
- Le Venezuela a activé des exercices de défense dans plusieurs régions du pays, notamment les États de La Guaira et Carabobo.
- Plus de 4 500 soldats américains et au moins huit navires de guerre, dont un sous-marin nucléaire, sont déployés dans les Caraïbes.
- Maduro accuse les États-Unis de chercher à renverser son gouvernement et à s’emparer des ressources naturelles du Venezuela.
Nicolás Maduro a déclaré ce mercredi que le Venezuela était « de plus en plus prêt à défendre le sol sacré » de son pays face à ce qu’il qualifie d’« empire gringo ». Il a réitéré ses accusations selon lesquelles les États-Unis préparent une intervention militaire sous le couvert de la lutte contre le narcotrafic, dénonçant une tentative de « changement de régime » et d’imposition d’un « gouvernement fantoche ».
« Si les “gringos” menacent, nous travaillons plus dur ; si les “gringos” attaquent, nous répondrons, mais rien n’arrête le travail, le travail pour le pays, le travail pour la santé du peuple, pour l’éducation, pour la vie du peuple »
Nicolás Maduro, président du Venezuela
Le président vénézuélien a souligné que les Vénézuéliens ne permettraient pas à leur patrie d’être « violée ou touchée », affirmant que le pétrole, le gaz et l’or du pays resteraient la propriété des Vénézuéliens. Il a également appelé à la mobilisation, évoquant la nécessité de « prendre le fusil » pour défendre le pays si la « patrie appelle ».
Ces déclarations interviennent alors que les États-Unis maintiennent une présence militaire importante dans les Caraïbes, avec au moins huit navires de guerre et un sous-marin nucléaire d’attaque rapide, ainsi que plus de 4 500 soldats (plus de 4 500 hommes). Washington justifie ce déploiement par la nécessité de lutter contre le trafic de drogue en provenance du Venezuela. Cependant, Maduro et son gouvernement dénoncent cette présence comme une provocation et une préparation à une intervention.
Le Venezuela a activé le « Plan d’indépendance 200 » dans les États de La Guaira et Carabobo, une initiative annoncée en septembre dernier en réponse aux tensions croissantes avec Washington. Selon le ministre de la Défense, Vladimir Padrino López, ces exercices visent à simuler une « agression militaire » américaine et à évaluer la capacité du pays à y répondre. Il a toutefois précisé qu’il ne s’agissait pas de créer un climat d’« alarmisme », mais plutôt d’« imposer le réalisme dans la situation », compte tenu de ce qu’il considère comme l’« irrationalité » de la politique étrangère américaine.
Par ailleurs, le président Maduro a annoncé l’activation « surprenante » de zones de défense globale sur l’ensemble du territoire national. Il a expliqué que ces activations permettent de tester les équipements et de mobiliser les forces de défense, afin de protéger les infrastructures stratégiques et de répondre à toute menace potentielle. « Sommes-nous un peuple de paix ? Oui. Voulons-nous la paix ? Oui, mais la paix se gagne. Si vous voulez la paix, préparez-vous à la défendre », a-t-il insisté.
Lors d’un événement retransmis par la chaîne publique Venezolana de Televisión (VTV), Maduro a également mis en avant la réhabilitation de l’hôpital pédiatrique Dr. Julio Criollo Rivas, soulignant qu’il s’agissait d’une réalisation des conseils communaux et des communes de la paroisse Santa Rosalía de Caracas. Voir le tweet de l’Agence Venezuela



