Publié le 6 octobre 2023. Les autorités indonésiennes ont révoqué les passeports de deux suspects, Riza Chalid et un juriste dont le nom n’a pas été divulgué, ce qui soulève des questions sur leur statut de citoyenneté et leur capacité à quitter ou rester en Indonésie.
- La révocation des passeports empêche les deux individus de voyager à l’étranger.
- Les autorités enquêtent sur le statut de citoyenneté des suspects, qui pourraient être considérés comme apatrides.
- Le retour en Indonésie est possible avec une lettre de voyage spéciale, mais leur séjour pourrait être compromis.
Selon Anang Supriatna, chef du centre d’information juridique du bureau du procureur général, la révocation du passeport ne signifie pas automatiquement une perte de citoyenneté. Cependant, elle rend impossible tout voyage à l’étranger et pourrait entraîner des complications pour leur séjour sur le territoire indonésien.
« Seul le retour en Indonésie est possible en utilisant un document de voyage spécial, une SPLP (lettre de voyage comme un passeport) ou une prolongation de séjour », a précisé M. Supriatna. Il a ajouté que les autorités pourraient expulser les individus si leur documentation devient illégale suite à la révocation de leur passeport.
M. Supriatna a également souligné que la révocation du passeport pourrait entraîner la révocation de leurs permis de séjour dans d’autres pays, car le passeport est la base de l’octroi de ces permis.
Auparavant, les autorités avaient indiqué que les deux suspects pourraient être considérés comme apatrides, après avoir demandé la révocation de leurs passeports auprès du ministère de l’immigration et des services correctionnels. M. Supriatna avait déclaré :
« Nous avons demandé la révocation de leur passeport en raison de leur statut d’apatride. »
Anang Supriatna, chef du centre d’information juridique du bureau du procureur général
L’enquête se poursuit pour déterminer le statut juridique précis des deux suspects et les implications de la révocation de leurs passeports.
(TFQ / DAL)
