Dix ans après les attentats du 13 novembre 2015, la photographe Marion Ruszniewski revient sur la soirée tragique au Bataclan, où elle était en reportage et a été blessée. Son témoignage, ainsi que la publication de son livre sur deux décennies de photographie de concerts, éclairent la résilience dont ont fait preuve les Parisiens après ces événements.
Le 13 novembre 2015, Paris a été frappé par une série d’attentats terroristes qui ont coûté la vie à 130 personnes. Parmi elles, 90 se trouvaient au Bataclan, une salle de concert où le groupe Eagles of Death Metal se produisait. Marion Ruszniewski, photographe, était présente ce soir-là pour couvrir le concert et a été touchée lors de l’attaque.
Dix ans après, elle se souvient de cette soirée et de l’atmosphère qui y régnait. « C’était un concert comme un autre, plein d’énergie et de joie », explique-t-elle. Elle évoque également le courage dont elle a fait preuve en reprenant le travail au Bataclan un an plus tard.
Au-delà de son expérience personnelle, Marion Ruszniewski observe un esprit de résilience remarquable chez les Parisiens. Après la tragédie, les habitants sont revenus dans les bars, les cafés et les salles de concert, refusant de laisser la peur les paralyser. Son livre, qui retrace deux décennies de photographie de concerts, témoigne de cette volonté de vivre et de continuer à apprécier la musique et la culture.
« Les Parisiens ont montré une force incroyable », souligne-t-elle. « Ils ont refusé de céder à la terreur et ont continué à vivre leur vie, à aller au concert, à se retrouver dans les lieux qu’ils aiment. »
