Publié le 13 octobre 2025 à 05h15. Le parc marin Marineland, situé dans l’Ontario au Canada, menace d’euthanasier une trentaine de bélugas faute de ressources financières, une situation qui soulève l’inquiétude des défenseurs des droits des animaux et des autorités provinciales.
- Marineland affirme ne plus avoir les moyens de prodiguer des soins adéquats à ses bélugas.
- Une demande d’autorisation d’exporter les animaux vers un parc chinois a été refusée par la ministre canadienne des Pêches.
- Des associations de protection animale dénoncent une tentative de faire pression sur le gouvernement et exigent que Marineland assume ses responsabilités.
La situation financière critique de Marineland, un parc d’attractions marin de près de 400 hectares situé à Niagara Falls, en Ontario, a pris une tournure alarmante. Dans une lettre adressée le 3 octobre, la direction du parc a alerté sur son incapacité à assurer le bien-être de sa population de bélugas, menaçant d’euthanasier les 30 animaux si aucune aide ne venait d’ici le 7 octobre.
Selon les informations rapportées par CNN Indonésie, Marineland avait initialement envisagé de transférer les bélugas vers le royaume océanique de Chimelong, à Zhuhai, en Chine. Cependant, cette solution a été bloquée par Joanne Thompson, la ministre canadienne des Pêches, qui a refusé de délivrer le permis d’exportation nécessaire.
« Je ne peux pas, en toute bonne conscience, approuver des exportations qui perpétueraient le type de traitement auquel ces baleines sont soumises. »
Joanne Thompson, ministre canadienne des Pêches
La ministre Thompson a justifié sa décision en expliquant qu’accepter l’exportation reviendrait à cautionner la captivité et l’exploitation commerciale de ces animaux. Le premier ministre de l’Ontario, Doug Ford, a exprimé son inquiétude face à cette situation et a promis de chercher une solution pour préserver la vie des bélugas. « L’état du parc est très mauvais », a-t-il reconnu.
Le gouvernement de l’Ontario dispose du pouvoir de saisir les animaux pour garantir leur sécurité et pourrait imposer des frais d’entretien lors de la vente du parc. Parallèlement, des associations de défense des droits des animaux, comme Animal Justice, dénoncent une stratégie de pression exercée par Marineland.
« Marineland a profité du maintien des baleines dans des bassins exigus pendant des décennies. Ils ont l’obligation morale de payer pour les soins de ces animaux. »
Camille Labchuk, directrice exécutive d’Animal Justice
La direction de Marineland réfute ces accusations, affirmant que ses baleines bénéficient d’une surveillance et de soins constants, et que leur bien-être est une priorité.
Depuis 2019, Marineland a enregistré la mort de 20 baleines, dont 19 bélugas et une orque. Le parc, qui ne fonctionne plus en été, est actuellement en voie d’être vendu. L’avenir des 30 bélugas reste incertain, tandis que les militants continuent de plaider pour leur transfert vers un sanctuaire marin, bien que les options disponibles soient limitées.
(afr/afr)
