Publié le 27 septembre 2025 à 17h05. Une nouvelle étude américaine révèle que la consommation modérée de café noir, sans sucre ni additifs, pourrait prolonger l’espérance de vie, tout en soulignant l’importance de ne pas dépasser deux tasses par jour.
- Boire jusqu’à deux tasses de café noir par jour est associé à une réduction du risque de mortalité, toutes causes confondues.
- L’ajout de sucre ou de graisses saturées (comme le lait) annule ces bienfaits.
- L’étude, basée sur des données de près de 46 000 adultes, n’a pas trouvé de lien significatif entre la consommation de café et la mortalité par cancer.
Le café, l’une des boissons les plus populaires au monde, se décline sous d’innombrables formes, de l’espresso italien au café filtre scandinave, en passant par les préparations plus élaborées à base de lait et de crème. Les habitudes de consommation varient considérablement d’une culture à l’autre, mais une question demeure : est-il bon pour la santé ?
Selon une recherche menée par l’équipe du Gerald J. et Dorothy R. Friedman School of Nutrition Science and Policy de l’Université Tufts à Boston, aux États-Unis, la réponse est nuancée. Non seulement le café n’est pas nocif, mais il pourrait même contribuer à une vie plus longue. Cependant, cette conclusion est subordonnée au respect de deux conditions essentielles : limiter sa consommation à deux tasses par jour et le boire nature, sans édulcorants ni autres ajouts.
L’étude, publiée dans le Journal of Nutrition, a révélé une corrélation entre la consommation de café et une diminution du risque de mortalité pour toutes les causes, y compris les maladies cardiovasculaires. Les chercheurs ont observé que le café noir et amer, consommé sans sucre ni graisses ajoutées, était associé à une réduction du risque de mortalité de 17 %. Cette analyse s’appuie sur neuf cycles consécutifs de l’Enquête nationale sur les examens de santé et de nutrition (NHANES) réalisés entre 1999 et 2018, impliquant plus de 46 000 adultes de plus de 20 ans.
Les données ont été analysées en fonction de la quantité de café consommée, de la présence ou non de caféine, et surtout, de la quantité de sucre et de graisses saturées ajoutées. Ces informations ont ensuite été croisées avec les taux de mortalité pour diverses causes, notamment les maladies cardiovasculaires et le cancer.
Les résultats indiquent qu’une tasse de café par jour est associée à une réduction de 16 % du risque de mortalité, tandis que ce chiffre grimpe à 17 % avec deux à trois tasses quotidiennes. Au-delà de cette quantité, aucun bénéfice supplémentaire n’a été observé. De plus, une consommation supérieure à trois tasses par jour semble atténuer les effets protecteurs contre les maladies cardiovasculaires.
Les bénéfices les plus importants ont été constatés chez les personnes qui consommaient du café noir sans sucre ajouté. L’un des auteurs de l’étude a souligné qu’il s’agissait de l’une des premières recherches à quantifier l’impact des édulcorants et des graisses saturées sur les effets du café. Selon leurs critères, un apport en sucre considéré comme faible est de 2,5 grammes par tasse (environ une demi-cuillère à café), tandis que l’équivalent d’une cuillère à soupe de lait représente environ 1 gramme de graisses saturées.
Les chercheurs attribuent les effets positifs du café à ses composés bioactifs. Ils insistent toutefois sur l’importance de respecter une limite de deux tasses par jour et d’éviter l’ajout de graisses et de sucres pour profiter pleinement de ses bienfaits.
