Publié le 17 décembre 2025 à 16h22 HNE. Face à une pollution atmosphérique persistante à Delhi, la Cour suprême a ordonné des mesures urgentes, notamment l’examen de la fermeture temporaire de péages routiers, afin de fluidifier le trafic et d’améliorer la qualité de l’air.
- La Cour suprême a demandé à la NHAI et au MCD d’envisager la fermeture ou le déplacement de neuf péages aux entrées de Delhi pour réduire les embouteillages.
- Elle a également ordonné au gouvernement de Delhi de vérifier et d’aider financièrement les travailleurs du bâtiment affectés par les restrictions liées à la pollution.
- La Commission pour la gestion de la qualité de l’air (CAQM) est invitée à revoir et à renforcer ses stratégies à long terme.
La Cour suprême indienne a exprimé sa préoccupation face à la crise récurrente de la pollution atmosphérique à Delhi-NCR, la qualifiant de « phénomène annuel ». Mercredi 17 décembre 2025, elle a émis une série de directives visant à atténuer les effets de cette pollution, qui reste à un niveau « très mauvais » malgré une légère amélioration de l’indice de qualité de l’air (IQA) à 328, contre 377 la veille.
Pour tenter de désengorger les points d’entrée de Delhi, la Cour a demandé à la National Highways Authority of India (NHAI) et à la Municipal Corporation of Delhi (MCD) d’étudier la possibilité de fermer temporairement ou de déplacer les neuf péages situés aux frontières de la capitale. Le MCD a reçu l’instruction de prendre une décision à ce sujet dans un délai d’une semaine.
La Cour a toutefois jugé inutile d’intervenir dans la décision du gouvernement de Delhi de fermer les écoles pour les élèves de la maternelle à la 5e année, estimant que cette mesure était déjà en phase avec l’approche des vacances d’hiver.
Consciente de l’impact des restrictions antipollution sur les moyens de subsistance, la Cour a également ordonné au gouvernement de Delhi de vérifier en urgence la situation des travailleurs du bâtiment affectés par ces mesures et de s’assurer que l’aide financière leur soit versée directement sur leurs comptes bancaires. Le gouvernement a indiqué qu’environ 7 000 travailleurs avaient déjà été identifiés parmi les 250 000 inscrits, et que les fonds seraient transférés rapidement.
La Cour a toutefois mis en garde contre tout détournement de ces fonds, soulignant que « l’argent versé sur les comptes des travailleurs ne doit pas disparaître ou être transféré sur d’autres comptes ». Elle a également demandé au gouvernement d’envisager de proposer des emplois alternatifs aux travailleurs du bâtiment qui ne pourraient pas gagner leur vie en raison des restrictions.
Enfin, constatant que la pollution atmosphérique est un problème récurrent chaque hiver, la Cour a demandé à la CAQM de revoir et de renforcer ses stratégies à long terme, en examinant des questions cruciales telles que la mobilité urbaine, la gestion du trafic et les incitations pour les agriculteurs à éviter de brûler les résidus de récolte. Elle a souligné que des approches fragmentaires ne suffiraient pas à résoudre la crise.
L’affaire a été renvoyée au 6 janvier pour de nouvelles instructions, la Cour ayant précisé qu’elle devait être examinée au moins deux fois par mois tout au long de l’année.
