Publié le 27 octobre 2025 20h54. En cas de licenciement collectif, les salariés les moins bien rémunérés bénéficient d’indemnités de départ, dont le montant, bien que limité, sera légèrement revalorisé en 2026 avec l’augmentation du salaire minimum.
- Les règles de rupture des contrats de travail sont encadrées par la loi, notamment en cas de licenciement collectif.
- Les indemnités de départ versées lors d’un licenciement collectif varient en fonction de l’ancienneté du salarié, avec un plafond fixé à 15 fois le salaire minimum.
- L’augmentation du salaire minimum en 2026 entraînera une légère hausse du montant maximal des indemnités de départ.
La perte d’emploi est une situation particulièrement précaire pour les salariés les moins bien payés, souvent dépourvus d’épargne pour faire face à une période de chômage. Si la réglementation existante ne résout pas tous les problèmes, elle prévoit néanmoins des mécanismes pour atténuer les difficultés financières liées à la rupture du contrat de travail.
La législation française distingue différentes manières de mettre fin à une relation de travail : expiration du contrat, résiliation à l’initiative du salarié ou de l’employeur, ou encore rupture conventionnelle. Dans ces situations, des règles précises doivent être respectées. La loi du 13 mars 2003, souvent appelée loi sur les licenciements collectifs, encadre plus spécifiquement les droits et obligations des employeurs et des salariés lorsque l’employeur, employant au moins 20 personnes, doit procéder à des licenciements pour des motifs qui ne sont pas imputables aux salariés. Ces licenciements peuvent prendre la forme de préavis ou être décidés d’un commun accord, à condition qu’ils concernent au moins :
- 10 salariés si l’entreprise compte moins de 100 employés ;
- 10 % des effectifs si l’entreprise emploie entre 100 et 300 salariés ;
- 30 salariés si l’entreprise compte 300 salariés ou plus.
L’une des principales dispositions de cette loi concerne le droit à une indemnité de départ.
Selon l’article 8 de la loi du 13 mars 2003, un salarié concerné par un licenciement collectif a droit à une indemnité de départ calculée comme suit :
- Un mois de salaire pour une ancienneté inférieure à 2 ans ;
- Deux mois de salaire pour une ancienneté comprise entre 2 et 8 ans ;
- Trois mois de salaire pour une ancienneté supérieure à 8 ans.
Le montant de cette indemnité est calculé selon les mêmes règles que l’indemnité compensatrice de congés payés. Il est toutefois plafonné à 15 fois le montant du salaire minimum de croissance en vigueur à la date de la rupture du contrat de travail. Avec l’augmentation du salaire minimum prévue en 2026, passant de 1 603,12 € (4 666 PLN) en 2025 à 1 692,60 € (4 806 PLN), le montant maximal de l’indemnité de départ augmentera également, passant de 24 046,80 € (69 990 PLN) à 25 390,80 € (72 090 PLN).
Il est important de noter que ce plafond ne bénéficiera qu’aux salariés les mieux rémunérés. Pour atteindre ce montant maximal avec une ancienneté de plus de 8 ans, le salaire mensuel du salarié devrait être d’environ 16 064,53 € (24 030 PLN). En revanche, pour les salariés les moins bien payés, l’indemnité de départ se situera entre 1 692,60 € (4 806 PLN) et 4 527,90 € (14 418 PLN), en fonction de leur ancienneté.
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Article 8 de la loi du 13 mars 2003 relative aux règles particulières en matière de rupture des relations de travail avec les salariés pour des raisons non liées aux salariés (Journal officiel de 2025, article 570)
