Publié le 6 décembre 2025 à 17:46 HE. La Floride connaît une recrudescence inquiétante de la légionellose, une forme grave de pneumonie, avec un nombre de cas atteignant un sommet depuis dix ans. Une épidémie liée à un gymnase dans le comté d’Orange contribue à cette augmentation, mettant en lumière les risques liés aux systèmes de climatisation et aux infrastructures aquatiques.
La Floride enregistre actuellement une hausse significative des cas de légionellose, une maladie respiratoire causée par la bactérie Legionella. En novembre dernier, l’État a recensé 72 cas confirmés, portant le total pour l’année 2025 à 665. Le comté d’Orange est particulièrement touché, avec 82 cas signalés, dont 14 liés à une exposition dans un gymnase, selon le ministère de la Santé de Floride.
La légionellose se manifeste généralement par des symptômes similaires à ceux de la grippe, tels que fièvre, maux de tête et douleurs musculaires. Ces symptômes peuvent évoluer vers une toux productive, un essoufflement, des douleurs thoraciques et, dans les cas les plus graves, une confusion mentale. La maladie du légionnaire, la forme la plus sévère de la légionellose, peut être mortelle, avec un taux de mortalité d’environ 10 %. Les personnes âgées, les fumeurs et les individus souffrant de problèmes de santé sous-jacents sont particulièrement vulnérables.
La bactérie Legionella se développe dans les environnements aquatiques chauds et se propage par l’inhalation de gouttelettes d’eau contaminées, souvent via des systèmes de climatisation, des douches, des spas ou des tours de refroidissement. Les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) américains soulignent que neuf épidémies sur dix pourraient être évitées grâce à une gestion efficace de l’eau.
Cette augmentation des cas en Floride s’inscrit dans une tendance nationale. Les CDC observent une multiplication par neuf des taux de légionellose aux États-Unis depuis l’an 2000, avec un rebond des cas après une baisse observée pendant la pandémie de COVID-19.
Récemment, une épidémie à New York a fait au moins sept morts et conduit à l’hospitalisation de 90 personnes cet été. Les autorités ont attribué cette épidémie à des tours de refroidissement dans le quartier de Harlem et ont déclaré la fin de l’épidémie le 29 août.
Les experts soulignent que le changement climatique pourrait contribuer à l’augmentation des cas de légionellose, car des conditions plus chaudes et plus humides favorisent la prolifération de la bactérie. Des facteurs environnementaux et une infrastructure de refroidissement inadéquate sont pointés du doigt.
Les personnes présentant des facteurs de risque, tels que le tabagisme, l’âge avancé ou certaines pathologies chroniques (cancer, diabète, insuffisance rénale ou hépatique, système immunitaire affaibli), doivent être particulièrement vigilantes et consulter un médecin en cas de symptômes suspects. Entre 8 000 et 18 000 personnes sont hospitalisées chaque année aux États-Unis pour cause de légionellose, selon le département de la santé de Floride.
