Publié le 9 octobre 2025 11h35:00. La Cour suprême indienne examine actuellement le bien-fondé d’une directive controversée de la Commission électorale (ECI) concernant une révision exceptionnelle des listes électorales dans l’État du Bihar, suscitant des inquiétudes quant à la possible exclusion arbitraire d’électeurs.
- La Cour suprême a demandé à l’ECI des éclaircissements sur les 3,7 millions d’électeurs rayés des listes après cette révision.
- Les plaignants craignent que le processus de révision ne prive injustement des citoyens de leurs droits électoraux.
- La Cour a souligné l’importance du droit de recours pour toute personne exclue des listes électorales.
L’affaire a été portée devant un collège de juges composé de Surya Kant et Joymalya Bagchi. Les requérants s’inquiètent du fait que la révision spéciale intensive (SIR) des listes électorales, ordonnée par l’ECI le 24 juin, ouvre la voie à des suppressions arbitraires de noms, sans garanties suffisantes pour les électeurs concernés. Ils estiment que cette pratique pourrait potentiellement priver des milliers de citoyens de leur droit de vote et compromettre l’intégrité des prochaines élections à l’Assemblée du Bihar.
La Commission électorale indienne défend sa directive, arguant qu’elle est légalement autorisée à mener une telle opération et que cette révision est essentielle pour s’assurer que seules les personnes éligibles figurent sur les listes électorales avant le scrutin. Lors d’une audience précédente, la Cour suprême avait demandé à l’ECI de fournir des détails précis concernant les 3,7 millions (3,7 lakh) d’électeurs dont les noms ont été supprimés suite à la SIR.
La Cour a également pris acte de l’argument des plaignants selon lequel, bien que 2,1 millions (2,1 lakh) d’électeurs aient été rajoutés à la liste électorale finale après la suppression initiale d’environ 6,5 millions (6,5 lakh) de noms, il n’était pas clair si les personnes réintégrées étaient celles qui avaient été supprimées au préalable, ou s’il s’agissait de nouveaux inscrits. La Cour a exprimé ses doutes à ce sujet, interrogeant l’ECI sur la nature de ces ajouts.
« Il y a eu une suppression de 6,5 millions de noms que vous (la Commission électorale de l’Inde) avez publiée. Nous comprenons que cela peut concerner des personnes décédées ou ayant déménagé, mais nous avons demandé que les données des personnes supprimées soient rendues publiques dans les bureaux électoraux de chaque district. Maintenant, en comparant le projet initial et la liste finale, on constate une différence numérique. La liste finale semble être une simple appréciation chiffrée. Quelle est l’identité de ces ajouts ? S’agit-il des noms précédemment supprimés, ou de nouveaux inscrits ? »
Cour suprême
La Cour a insisté sur le fait que chaque citoyen a le droit de contester son exclusion de la liste électorale. Elle a également souligné qu’il serait difficile de remédier aux exclusions arbitraires si les noms des personnes supprimées restaient inconnus et si les électeurs concernés n’étaient pas informés de leur radiation.
Des mises à jour en direct de l’audience d’aujourd’hui sont disponibles ici.
