Publié le 2025-10-19 23:12:00. Un audacieux cambriolage a visé la galerie Apollon du Louvre ce dimanche, entraînant la disparition de plusieurs bijoux d’une valeur historique inestimable, dont ceux ayant appartenu à l’impératrice Eugénie.
- Huit bijoux ont été dérobés dans la nuit de dimanche à lundi.
- Les voleurs, au nombre de trois ou quatre, ont ciblé des vitrines exposant des pièces de la collection des joyaux de la Couronne.
- Une couronne de l’impératrice Eugénie a été abandonnée sur place lors de la fuite des malfaiteurs.
Le musée du Louvre a été la cible d’un cambriolage spectaculaire ce dimanche. Selon les premières informations, un groupe de voleurs a pénétré dans l’enceinte du musée et s’est dirigé vers la galerie Apollon, un écrin abritant une collection exceptionnelle de bijoux ayant appartenu à la royauté française. Les malfaiteurs ont réussi à dérober huit pièces d’une valeur inestimable, tant sur le plan monétaire que patrimonial.
L’opération, d’une durée de plusieurs minutes, a permis aux criminels de s’emparer de bijoux ayant notamment appartenu à l’épouse de Napoléon III, l’impératrice Eugénie. Parmi les objets volés figure un ensemble collier, composé de saphirs et de diamants, décrit par le Louvre comme présentant une « grande perfection technique ». Le site internet du musée détaille que le collier est constitué de huit saphirs de tailles variées et de 631 diamants.
Les enquêteurs ont constaté qu’une couronne ayant appartenu à l’impératrice Eugénie, ornée de 490 diamants et 56 émeraudes, a été laissée derrière par les voleurs lors de leur fuite. Cette pièce, créée à l’occasion de l’Exposition universelle de 1855, avait été rendue à l’impératrice en exil en 1875 et léguée à la princesse Marie Clotilde Napoléon, comtesse de Witt.
Outre la couronne, les voleurs ont également dérobé une broche médaillon en or et diamants, réalisée par Alfred Bapst pour l’impératrice Eugénie en 1855, ainsi qu’un diadème de l’impératrice, composé de perles et de motifs en forme de feuilles de poirier et de diamants. Un grand nœud de corsage, autrefois pièce maîtresse d’une ceinture ornée de plus de 4 000 pierres, a également disparu. Le collier émeraude de la parure de Marie-Louise, offert par Napoléon à sa femme à l’occasion de leur mariage en 1810, fait également partie du butin.
Les autorités ont ouvert une enquête pour tenter d’identifier les auteurs du cambriolage et de retrouver les bijoux volés. La valeur exacte du butin est en cours d’évaluation, mais il est certain que la perte représente un coup dur pour le patrimoine culturel français. Le New York Times a également rapporté les détails de ce vol audacieux.
