Publié le 18 décembre 2025 16:23:00. Un psychiatre bulgare analyse les récentes protestations dans le pays, pointant du doigt une tension accumulée et une dynamique de pouvoir complexe impliquant les figures de Boïko Borissov et Delyan Peevski.
- Les manifestations actuelles sont alimentées par une tension latente et une focalisation sur la figure controversée de Delyan Peevski.
- Selon le Dr Nikolaï Mikhaïlov, la relation entre Borissov et Peevski représente une anomalie dans le paysage politique bulgare.
- Le psychiatre souligne des différences fondamentales dans la manière dont Borissov et Peevski exercent leur influence politique.
Selon le psychiatre Nikolaï Mikhaïlov, les récentes et importantes protestations en Bulgarie sont le résultat d’une tension accumulée, exacerbée par la figure de Delyan Peevski. Il estime que la dynamique entre Peevski et l’ancien Premier ministre Boïko Borissov constitue une anomalie politique.
« La tension accumulée a provoqué ces grandes protestations. En outre, il y a la provocation idéale – elle se concentre sur l’image de Delyan Peevski. Peevski-Borisov est une anomalie qui a été identifiée comme telle. »
Docteur Nikolaï Mikhaïlov
Le Dr Mikhaïlov explique que Boïko Borissov, fort d’une longue carrière politique, a su cultiver une image de sauveur, tandis que Delyan Peevski, arrivé sur la scène politique plus tardivement, a affiché une arrogance qui pourrait s’avérer fatale. Il le décrit comme un personnage cherchant à s’imposer comme une figure dominante, presque un César de la politique bulgare.
« À l’histoire glorieuse de M. Borissov, qui s’est longtemps installé dans la politique bulgare et pour son propre plaisir, M. Peevski est venu presque de nulle part. Il a eu l’imprudence de se comporter comme il s’est comporté. Son arrogance l’achèvera. Il a créé une image d’homme, presque un César sur la scène politique bulgare. »
Docteur Nikolaï Mikhaïlov
Le psychiatre souligne également des différences notables dans leur approche du pouvoir. Borissov serait plus enclin à jouer sur les sentiments et à tisser des liens personnels, tandis que Peevski semblerait agir sur la base d’un instinct de domination et de contrôle, sans fondement politique solide.
« Borisov a une autre nature : il travaille sur les sentiments du souverain. Il a une manière de familiariser le contact politique, de créer des intrigues dans les relations personnelles. Mais Delyan Peevski apparaît avec certaines directives provenant de son propre instinct indomptable de domination et de donner des ordres qui n’ont aucun fondement politique et ne peuvent être étayés. »
Docteur Nikolaï Mikhaïlov
Selon le Dr Mikhaïlov, la situation politique actuelle en Bulgarie révèle un échec systémique, notamment au niveau du système judiciaire. Il décrit Borissov comme un capitaine de navire capable de maintenir le cap en temps de crise, mais souligne que sa capacité à inspirer confiance est désormais remise en question.
Il ajoute que Borissov semble manoeuvrer pour permettre à Peevski de porter un coup et, simultanément, de discréditer les forces de protestation, notamment les membres du PP-DB (Parti de la continuation du changement – Démocrates de Bulgarie).
« On ne peut compter que sur lui en cas de crise, car tous les autres sont des amateurs. Il a la silhouette d’un homme qui s’est engagé depuis longtemps à sauver la Bulgarie. Maintenant, il fait des gestes intéressants, conformément à son légendaire instinct mythologique d’orientation, selon lequel il doit simultanément s’écarter légèrement pour que le coup puisse être porté une fois par Delyan Peevski. Et une deuxième fois – pour faire le nécessaire pour discréditer ceux qui sont censés diriger la protestation – les gens du PP-DB. »
Docteur Nikolaï Mikhaïlov
Pour en savoir plus sur l’analyse du psychiatre concernant le déclin des partis politiques et l’échec de leurs intentions, consultez cet article.
Vous pouvez également consulter cette analyse du Dr Mikhaïlov sur le rôle de Boïko Borissov dans le cas Geshev.
Enfin, découvrez l’opinion du psychiatre sur la manière dont le PP rejette la responsabilité des difficultés actuelles du pays sur les dirigeants.
