Réparations d’urgence et travaux d’asbestos dans le bâtiment Galbraith
Health NZ a confirmé que trois tuiles de toit ont dû être remplacées après la découverte de la fuite. Vanessa Thornton, directrice des opérations du groupe Counties Manukau chez Health NZ, a précisé qu’aucun problème de plomberie n’avait été détecté et qu’il n’y avait eu aucune interruption des services pour les patients. Les travaux d’asbestos ont été réalisés dans le bâtiment Galbraith jusqu’au cinquième étage, la dernière inspection datant de 2025.
Divergences politiques sur la gestion des infrastructures hospitalières
Le ministre de la Santé, Simeon Brown, a qualifié l’incident de « problème de maintenance de routine » qui n’a pas affecté la prise en charge des patients. Cependant, l’opposition, représentée par la porte-parole santé du parti Travailliste, Dr Ayesha Verrall, dénonce des conditions inacceptables dans les hôpitaux, imputant la détérioration des infrastructures à des coupes budgétaires gouvernementales. Elle souligne que les établissements de santé devraient être financés de manière adéquate pour éviter de dépendre de réparations réactives.
Les fuites répétées dans le bâtiment Galbraith ont également été signalées par les délégués de la New Zealand Nurses Organisation. Par ailleurs, en avril dernier, un rat géant avait été repéré dans la salle d’attente de l’hôpital, déclenchant une intervention de désinsectisation. Health NZ a indiqué que des pièges avaient été installés et que l’animal avait été capturé rapidement.
En 2019, les responsables de santé avaient annoncé que le bâtiment Galbraith, vieillissant et ne répondant qu’à 20 % des normes parasismiques actuelles, serait finalement démoli plutôt que renforcé, en raison du coût prohibitif des travaux de mise aux normes.
Les fuites récurrentes s’inscrivent dans un historique de défauts structurels non résolus
L’incident de fuite d’eau dans le bloc de maternité de l’hôpital Middlemore s’inscrit dans une série de problèmes structurels et de maintenance qui affectent cet établissement depuis plusieurs années. En 2018, des fuites d’eaux usées avaient été signalées dans le bâtiment Scott, en raison de la détérioration des canalisations. Les responsables de santé avaient alors alerté sur la possibilité de défauts similaires dans d’autres parties de l’hôpital.
Les réparations en cours, estimées à près de 100 millions de dollars néo-zélandais depuis 2017, visent à corriger les défauts de construction et les problèmes de fuites dans plusieurs bâtiments de l’hôpital et du Manukau SuperClinic. Cependant, malgré ces efforts, les problèmes persistent, comme en témoignent les fuites récurrentes dans le bâtiment Galbraith.
Les critiques politiques soulignent que ces défauts structurels pourraient être évités avec un financement adéquat et une planification à long terme. La question de la sécurité des patients et du personnel reste au cœur des débats, alors que les autorités sanitaires insistent sur le fait que les réparations sont réalisées sans interruption des soins.
Démolition prévue du bâtiment Galbraith et enjeux financiers à long terme
Health NZ a indiqué qu’aucune perturbation des services n’était à prévoir pour les patients. Cependant, la décision de démolir le bâtiment Galbraith, prise en 2019, reste d’actualité. Cette décision a été motivée par le coût prohibitif des travaux de renforcement parasismique, estimés à plus de 70 millions de dollars néo-zélandais pour atteindre seulement 35 % des normes actuelles.
Les travaux de rénovation et de maintenance se poursuivent, mais les défis restent importants. Les critiques politiques et les syndicats de santé appellent à une augmentation des investissements pour éviter des situations similaires à l’avenir. La question de la gestion des infrastructures hospitalières et de leur financement reste un sujet de préoccupation majeur pour les autorités sanitaires et les élus.
Un héritage de défauts de construction et de maintenance depuis plus d’une décennie
Depuis 2010, l’hôpital Middlemore est confronté à des problèmes de construction et de maintenance, notamment des fuites d’eau, des défauts d’étanchéité et des risques liés à l’amiante. En 2018, six bâtiments de l’hôpital étaient estimés nécessiter des réparations urgentes, avec un coût total estimé à 120 millions de dollars néo-zélandais et une durée de travaux de cinq à dix ans. Malgré les progrès réalisés, les défis persistent, comme en témoignent les fuites récurrentes dans le bâtiment Galbraith.
Les autorités sanitaires continuent de travailler sur des solutions durables pour garantir la sécurité des patients et du personnel, tout en répondant aux critiques politiques concernant le financement et la gestion des infrastructures hospitalières.
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