Publié le 17 décembre 2025 01:10:00. Alors que le cancer du côlon était traditionnellement considéré comme une maladie touchant les personnes âgées, on observe une augmentation inquiétante des diagnostics chez les jeunes adultes. Des études récentes mettent en lumière le rôle potentiel de l’alimentation dans cette tendance.
- La consommation de viande rouge transformée est associée à un risque accru de cancer du côlon avant l’âge de 60 ans.
- Les boissons sucrées et les aliments ultra-transformés (alimUP) augmentent également les risques.
- Adopter une alimentation riche en céréales complètes, noix, yaourt et huile d’olive vierge extra peut contribuer à réduire le risque.
Historiquement, le cancer colorectal était perçu comme une affection liée à l’âge. Cependant, les statistiques actuelles révèlent une évolution préoccupante : de plus en plus de personnes de moins de 60 ans reçoivent un diagnostic de cancer du côlon. Cette augmentation a incité les chercheurs à étudier les facteurs de risque potentiels, et l’alimentation semble jouer un rôle prépondérant.
Plusieurs études ont établi un lien direct entre la consommation de viande rouge et de viande transformée et le développement de cette forme de cancer. Une recherche menée par la Cleveland Clinic a identifié des métabolites – des substances produites par l’organisme lors de la digestion de ces aliments – ainsi que des modifications du microbiome intestinal, qui pourraient favoriser l’apparition du cancer du côlon chez les jeunes adultes. Les patients consommant régulièrement ces types de viande présentent des niveaux plus élevés de ces métabolites nocifs dans leur intestin.
Les boissons sucrées sont également pointées du doigt. Une étude publiée dans la revue Gut a analysé les données de 96 000 femmes et a révélé que celles qui consommaient deux boissons sucrées ou plus par jour avaient un risque deux fois plus élevé de développer un cancer du côlon à un stade précoce, comparativement à celles qui en consommaient moins de deux. Chaque portion de 236 millilitres (8 onces) consommée quotidiennement est associée à une augmentation du risque de 16 %.
La consommation d’aliments ultra-transformés (alimUP) est un autre facteur de risque à considérer. Une étude de 2023 a démontré que ces aliments augmentaient le risque de développer des précurseurs du cancer du côlon, tels que des polypes, des tumeurs et des lésions. Parmi les aliments ultra-transformés, on retrouve notamment la viande transformée, les boissons sucrées, les céréales pour petit-déjeuner, les plats surgelés, les chips et les bonbons.
Enfin, la consommation d’alcool a également été associée à un risque accru de cancer du côlon précoce. Une étude de 2023 a montré que plus une personne consomme d’alcool, plus son risque augmente. Consommer de 1 à 2, de 3 à 4, ou plus de cinq boissons alcoolisées par semaine augmente le risque de cancer du côlon de 7 %, 14 % et 27 % respectivement, par rapport aux personnes qui ne boivent pas d’alcool.
Face à ces constats, il est important de souligner que l’adoption d’une alimentation saine et équilibrée peut contribuer à réduire le risque de cancer du côlon. Privilégier les aliments riches en nutriments et peu transformés, tels que les céréales complètes, les noix, le yaourt et l’huile d’olive vierge extra, est une stratégie préventive efficace.
Relecture et validation : Mhd. Aldrian, S.Gz, diplômé en sciences nutritionnelles de l’Université d’Andalas, actuellement rédacteur indépendant chez detikcom.
(chacun/naf)
