Une femme se demande comment gérer les habitudes de son mari, à la retraite, qui semble excessivement attentif aux dépenses, malgré des ressources financières confortables. La situation crée des tensions, notamment lors de sorties au restaurant et de la gestion des impôts.
« Mon mari a de nombreuses qualités, mais il est incroyablement radin », confie la lectrice, mariée depuis 15 ans. Elle décrit une situation où son époux, âgé de 67 ans et retraité depuis 2020, accepte volontiers les plaisirs offerts par sa femme – repas coûteux, sorties – tout en évitant systématiquement de payer sa part. « Lorsqu’il me demande avec inquiétude si je suis bien sûre de payer, il ne propose jamais de régler son propre repas ! »
La situation financière du couple est paradoxale. Si la femme continue de travailler et perçoit une pension de retraite, celle-ci représente seulement la moitié du montant perçu par son mari, grâce à la sécurité sociale. Cependant, il possède d’importants comptes bancaires hérités de ses parents, dont il « oublie » de déclarer les intérêts, ce qui impacte le remboursement d’impôts de sa femme.
Les disparités se manifestent également dans les célébrations. Pour son dernier anniversaire, le couple a partagé un simple sandwich, tandis que pour celui de son mari, il a choisi un restaurant thaïlandais réputé pour ses prix élevés. Leurs repas d’anniversaire sont désormais toujours pris à la maison.
Avant sa retraite, le mari offrait régulièrement des repas à sa femme. Aujourd’hui, il invoque le stress lié aux déplacements pour justifier son refus de sortir déjeuner. La lectrice se demande alors s’il ne faudrait pas qu’elle commence à déjeuner seule.
Dans sa réponse, l’expert conseille de ne pas chercher à raisonner son mari sur ses habitudes, mais plutôt de l’aider à prendre conscience de ses propres peurs et angoisses financières. Il suggère de consulter un conseiller financier pour établir un budget commun, afin de définir des priorités et de rendre les dépenses plus transparentes. « Les budgets reflètent souvent nos valeurs, cela peut donc être un espace sûr pour parler de l’importance que vous accordez à des moments comme les repas au restaurant », explique-t-il.
Enfin, il encourage la lectrice à ne pas se priver et à continuer à profiter de son argent. « Vous avez gagné cet argent et vous devriez prendre les repas que vous souhaitez. »
Une autre lectrice se pose une question différente : comment célébrer les 40 ans de son fils, alors que les relations entre lui et son mari sont tendues depuis l’enfance ? Elle a l’impression d’être exclue des préparatifs organisés par sa belle-fille.
L’expert recommande d’ouvrir le dialogue avec son fils, de lui exprimer son désir de célébrer cet événement important et de lui demander ce qu’il souhaite. « Il peut sembler gênant de reconnaître les tensions dans une relation ou de demander à quelqu’un ce qu’il veut, mais ce type de vulnérabilité est la pierre angulaire d’une communication saine », souligne-t-il. Il insiste sur l’importance de donner la priorité aux besoins de son fils et de maintenir les voies de communication ouvertes, même si la célébration ne peut avoir lieu immédiatement.
