Publié le 10 janvier 2024 18:42:00. La Women’s National Basketball Association (WNBA), la ligue de basketball féminine américaine, est au bord de sa première grève depuis sa création il y a près de 30 ans, les négociations avec les joueuses concernant une nouvelle convention collective étant au point mort.
- Les joueuses de la WNBA réclament une part plus importante des revenus de la ligue, similaire au modèle en vigueur en NBA.
- Les négociations portent notamment sur les salaires, le plafond salarial et les avantages sociaux.
- Un arrêt de travail, sous forme de grève des joueuses ou de lock-out de la ligue, est possible si aucun accord n’est trouvé d’ici ce vendredi.
L’impasse actuelle survient alors que la convention collective actuelle est expirée depuis le 31 octobre, mais avait été prolongée jusqu’à ce vendredi pour tenter de parvenir à un accord. Breanna Stewart, star de la WNBA et vice-présidente du syndicat des joueuses (WNBAPA), a exprimé son pessimisme quant à la possibilité d’une entente rapide.
« Nous ne parviendrons pas à un accord d’ici demain, je vous l’assure. »
Breanna Stewart, joueuse du Liberty de New York
Malgré ce constat, elle a assuré que les négociations se poursuivraient “de bonne foi”. Le syndicat des joueuses avait déjà autorisé une grève en décembre dernier, en cas de nécessité.
Pour anticiper un éventuel arrêt des activités, le WNBAPA a mis en place des centres de formation pour les joueuses, aux États-Unis et en Espagne, selon des informations du Sports Business Journal.
Au cœur des revendications des joueuses se trouve un système de rémunération plus équitable, calqué sur celui de la NBA, où les salaires et le plafond salarial sont directement liés aux revenus totaux de la ligue. Le syndicat propose que les joueuses reçoivent environ 30 % du revenu brut de la WNBA, tandis que la ligue offre 15 % du revenu net, selon ESPN.
La ligue a également proposé un salaire de base maximum d’un million de dollars (environ 920 000 €), ce qui porterait le salaire moyen à un demi-million de dollars (environ 460 000 €), mais les joueuses estiment que cette proposition est insuffisante. Le salaire maximum actuel, prévu par l’accord précédent, s’élève à près de 250 000 $ (environ 230 000 €).
Les joueuses demandent également une augmentation du plafond salarial des équipes, qui passerait de 1,5 million de dollars (environ 1,4 million €) à cinq millions de dollars (environ 4,6 millions €). D’autres revendications incluent l’amélioration des infrastructures d’entraînement, la garantie de vols charters pour tous les déplacements et une augmentation des prestations sociales, ainsi que l’obligation pour chaque équipe de maintenir un effectif de douze joueuses.
La WNBA, qui célébrera son 30e anniversaire l’année prochaine, n’a jamais connu d’arrêt de travail. La NBA, en revanche, a été touchée par un lock-out en 2011.
