Publié le 5 novembre 2025 à 02h40. New York a élu son premier maire musulman, Zoran Mamdani, un socialiste démocrate de 34 ans, marquant une victoire historique pour la gauche progressiste et une rupture avec la tradition politique de la ville.
- Zoran Mamdani, 34 ans, est devenu le plus jeune maire de l’histoire de New York.
- Son élection représente une victoire pour les progressistes et une reconnaissance de l’importance croissante des questions sociales dans la ville.
- L’ancien gouverneur Andrew Cuomo, battu lors des primaires, s’est présenté comme candidat indépendant, compliquant le paysage politique.
L’ascension fulgurante de Zoran Mamdani, jusqu’alors un inconnu sur la scène politique new-yorkaise, a surprondu de nombreux observateurs. Il a remporté les primaires démocrates en juin dernier en battant l’influent Andrew Cuomo, un ancien gouverneur de l’État de New York, grâce à une campagne axée sur les préoccupations des New-Yorkais face à la hausse du coût de la vie.
Mamdani a promis de geler les loyers des logements stabilisés, d’augmenter le salaire minimum, de rendre les bus gratuits et de développer l’accès aux services de garde d’enfants. Ces propositions, considérées comme radicales par certains, ont trouvé un écho favorable auprès d’une population de plus en plus préoccupée par les inégalités économiques.
Le Parti républicain et le monde des affaires ont vivement critiqué cette orientation politique, la qualifiant de « populisme de gauche ». L’ancien président Donald Trump a même qualifié Mamdani de « communiste » et a menacé de couper les financements fédéraux à New York s’il était élu, déclarant :
« Si Mamdani est élu, la ville de New York sera un désastre économique et social complet. »
Donald Trump, ancien président des États-Unis
Même au sein du Parti démocrate, des voix s’élevaient pour exprimer des inquiétudes quant à la radicalité de ses propositions. Bien qu’il ait obtenu l’investiture du parti, plusieurs figures importantes ont affiché une certaine prudence quant à leur soutien officiel. Selon CNN, la victoire de Mamdani symbolise le triomphe de l’aile progressiste du Parti démocrate.
L’ancien gouverneur Cuomo, éliminé des primaires, a choisi de se présenter aux élections générales en tant que candidat indépendant, créant ainsi une compétition à trois avec le candidat républicain Curtis Sliwa. Cependant, des personnalités centristes du Parti démocrate, telles que la gouverneure de New York Kathy Hochul et le chef de file de la minorité démocrate à la Chambre des représentants Hakeem Jeffries, ont fini par rallier Mamdani, reconnaissant l’importance de s’attaquer au problème du coût de la vie.
Durant la campagne, l’ancien président Trump a exhorté ouvertement à une unification des « anti-Mamdani », estimant que la seule façon de vaincre le candidat progressiste était de le confronter à Cuomo dans un duel. Le maire de New York, Eric Adams, qui s’était initialement présenté comme candidat indépendant, a finalement apporté son soutien à Cuomo, mais le candidat Sliwa a maintenu sa candidature, malgré les espoirs de Trump et de certains membres du Parti républicain de voir son retrait.
