Publié le 25 novembre 2025 à 23h17. Un nouveau test désastreux des radios numériques de la Bundeswehr révèle des délais de transmission inacceptables, suscitant l’indignation des Verts et pointant du doigt le ministre de la Défense Pistorius ainsi que l’industrie de l’armement.
- Les tests récents ont révélé des temps de transmission de messages de discussion atteignant jusqu’à 59 minutes.
- Les Verts accusent le ministre de la Défense de minimiser le problème et d’être incapable de trouver une solution.
- Plus de 20 milliards d’euros sont alloués à la numérisation et au leadership au sein du fonds spécial de la Bundeswehr.
La Bundeswehr est confrontée à de graves difficultés dans la modernisation de ses communications. Des tests récents menés sur le terrain d’entraînement militaire de Munster, en Basse-Saxe, ont mis en évidence des performances alarmantes des nouvelles radios numériques. Selon l’expert en défense Niklas Wagener, qui a participé à ces essais, les temps de transmission sont tout simplement inacceptables : près d’une heure pour envoyer un message de discussion et jusqu’à 25 minutes pour un croquis de position.
Ces résultats ont provoqué une vive réaction de la part des Verts, qui dénoncent une gestion de projet défaillante au ministère de la Défense. La porte-parole du groupe parlementaire des Verts en matière de sécurité, Sara Nanni, a déclaré :
« Le problème réside dans la gestion des projets au ministère de la Défense. Mais le ministre nous a dit cet été que tout se déroulait comme prévu. L’énergie est dépensée pour minimiser le problème et non pour le résoudre. »
Sara Nanni, porte-parole du groupe parlementaire des Verts en matière de sécurité
Elle ajoute :
« Boris Pistorius n’a pas compris le problème. Et jusqu’à présent, on ne sait pas dans quelle direction il peut être résolu. »
Sara Nanni, porte-parole du groupe parlementaire des Verts en matière de sécurité
Ce projet de digitalisation des opérations terrestres (D-LBO), d’un coût de plus de 11,5 milliards d’euros, est crucial pour la capacité opérationnelle de la Bundeswehr, notamment pour permettre une communication sécurisée au sein du réseau de l’OTAN et compliquer la tâche des adversaires. Le ministère de la Défense prévoit un nouveau test en mai 2026.
L’inspecteur général des forces armées a pris part à l’évaluation de cette “mégacatastrophe”, mais son rôle se concentre sur la préparation opérationnelle et non sur les opérations de formation. Les critiques se concentrent désormais sur la nécessité pour le ministre Pistorius d’agir et de tirer les conséquences de cet échec, tant du côté de l’industrie que de certains responsables de son ministère.
Source: ntv.de, mau
