Publié le 28 décembre 2025. L’Indonésie ambitionne de mettre fin à ses importations de diesel dès 2026, une stratégie s’appuyant sur le développement de sa capacité de raffinage et la promotion des biocarburants.
- Le ministre de l’Énergie et des Ressources minérales (ESDM) réaffirme l’objectif d’autonomie en diesel pour 2026.
- Le projet de modernisation de la raffinerie de Balikpapan, dans le Kalimantan oriental, est crucial pour atteindre cet objectif.
- Le gouvernement encourage également l’utilisation du biodiesel B50 pour réduire la dépendance aux importations.
Le ministre de l’ESDM, Bahlil Lahadalia, a réitéré dimanche l’engagement du gouvernement indonésien de ne plus importer de carburant diesel à partir de 2026. Cette ambition repose principalement sur la mise en service du projet de plan directeur de développement de la raffinerie (RDMP) de Balikpapan, dans la province du Kalimantan oriental. Selon les estimations, cette raffinerie modernisée devrait être capable de répondre à l’ensemble des besoins nationaux en diesel.
« Notre agenda pour 2026 n’existe pas d’importation de diesel une fois de plus »
Bahlil Lahadalia, ministre de l’Énergie et des Ressources minérales
Le ministre a précisé que les importations ne seraient maintenues que si la production intérieure s’avérait insuffisante. Il a toutefois souligné que si la production nationale atteint son plein potentiel, il ne sera plus nécessaire de recourir aux importations. Il a également ajouté que la réussite de cette transition dépendra en grande partie de la capacité de Pertamina, l’entreprise pétrolière nationale, à respecter le calendrier prévu.
Outre le RDMP de Balikpapan, le gouvernement indonésien mise également sur le développement des biocarburants pour réduire sa dépendance aux énergies fossiles. Une allocation de 15 646 372 kilolitres (environ 15,6 millions de mètres cubes) de biodiesel a été fixée pour 2026, répartie entre les obligations de service public (OSP) et les acteurs non-OSP. Ce programme, soutenu par des incitations financières, vise à stimuler la production et la consommation de biodiesel B50, un mélange contenant 50 % de biodiesel et 50 % de diesel conventionnel.
Selon le ministère de l’ESDM, la mise en œuvre du programme biodiesel en 2026 devrait générer une valeur ajoutée de 21,8 milliards de roupies indonésiennes (environ 1,3 million d’euros) pour le secteur de l’huile de palme brute (CPO).
Le gouvernement a récemment inauguré le RDMP de Balikpapan le 17 décembre dernier, et le ministre Lahadalia a estimé qu’il y aura un excédent de production de 4 millions de tonnes de diesel une fois que la raffinerie fonctionnera à pleine capacité.
Cette stratégie globale, combinant l’augmentation de la capacité de raffinage et la promotion des biocarburants, ouvre la voie à une possible exportation de diesel par l’Indonésie dans un avenir proche.
Lire aussi : Pénurie de biodiesel : les pêcheurs de Pamekasan contraints d’acheter 9 000 IDR le litre
