Publié le 26 octobre 2025 03:10:00. La journaliste Caroline Gutiérrez a révélé publiquement sa perte auditive soudaine, une pathologie souvent méconnue mais plus fréquente qu’on ne le pense, afin de sensibiliser le public et d’encourager le dépistage précoce.
- La surdité brutale se manifeste par une perte d’audition soudaine, généralement unilatérale, et nécessite une prise en charge médicale rapide.
- Outre l’impact physique, la perte auditive peut entraîner isolement, frustration et anxiété, et il est crucial de briser la stigmatisation liée aux handicaps invisibles.
- La prévention et le contrôle auditif régulier, à partir de 50 ans, sont essentiels pour préserver l’audition et la qualité de vie.
Le témoignage poignant de Caroline Gutiérrez a mis en lumière une réalité souvent cachée : la perte auditive soudaine. Cette pathologie, qui se caractérise par une diminution rapide de la capacité auditive, généralement sur une seule oreille, est plus courante qu’il n’y paraît. La journaliste a choisi de partager son expérience via la Fondation Wazu, expliquant que son handicap est “très invisible”.
« Les gens ne savent pas que je suis sourde, parce que moi aussi je n’ai qu’une seule oreille. Je pense qu’il est temps de le rendre visible pour que d’autres sachent aussi comment m’aider. »
Caroline Gutiérrez, communicante
La surdité brutale se développe généralement en quelques heures ou quelques jours et peut survenir sans cause apparente, étant souvent initialement confondue avec un simple bouchon de cérumen ou une infection bénigne. Cependant, selon les spécialistes du GAES Chili, elle peut être due à des facteurs viraux, vasculaires ou traumatiques et exige une intervention médicale immédiate pour éviter des séquelles permanentes.
« Lorsqu’une personne subit une perte auditive soudaine, elle doit immédiatement consulter un oto-rhino-laryngologiste. Le temps de réaction est essentiel : plus la perte auditive est évaluée tôt, plus la probabilité de guérison est grande. »
Gloria Sanguinetti, orthophoniste au GAES Chili
Au-delà des conséquences physiques, la perte auditive, qu’elle soit soudaine ou progressive, peut avoir un impact significatif sur le bien-être psychologique. De nombreuses personnes, par honte ou par peur du jugement, tentent de dissimuler leurs difficultés auditives, ce qui peut affecter leur vie sociale et professionnelle. Mettre en avant des cas comme celui de Carolina Gutiérrez permet de déstigmatiser la recherche d’aide, qui est perçue non pas comme une faiblesse, mais comme un pas vers une meilleure qualité de vie.
L’importance de la prévention et du contrôle auditif
Bien que la perte auditive soudaine puisse survenir de manière inattendue, la majorité des troubles auditifs se développent progressivement, comme la presbyacousie, la perte auditive liée à l’âge. Selon les données de Johns Hopkins Medicine, environ un tiers des adultes âgés de 65 à 74 ans sont touchés par la presbyacousie.
Cette condition est souvent associée à des facteurs de risque tels qu’une exposition prolongée à des bruits forts, l’hypertension artérielle, le diabète ou la prise de certains médicaments. Les spécialistes insistent sur le fait que le contrôle de l’audition devrait faire partie intégrante des examens préventifs, au même titre que la vérification de la vision ou de la tension artérielle. Un diagnostic précoce permet d’accéder à des traitements et à des technologies qui améliorent considérablement la communication et la santé émotionnelle.
Le GAES Chili recommande d’être attentif aux premiers signes de perte auditive, tels que le besoin d’augmenter le volume de la télévision, la nécessité de demander aux interlocuteurs de répéter, ou des difficultés à suivre une conversation dans un environnement bruyant. Ils conseillent également de subir des contrôles auditifs tous les cinq ans à partir de 50 ans, et plus fréquemment après 65 ans.
« Bien écouter fait partie du bien-être général. Prendre soin de notre audition, c’est prendre soin de nos relations, de notre indépendance et de notre santé mentale. »
Gloria Sanguinetti, orthophoniste au GAES Chili
Écouter, c’est aussi prévenir
Prendre soin de son audition est essentiel, car les dommages auditifs affectent non seulement la capacité à entendre, mais aussi la communication, la vie émotionnelle et l’intégration sociale. Un diagnostic précoce permet l’accès à des traitements et à des aides technologiques qui améliorent considérablement la qualité de vie.
En outre, la sensibilisation à la santé auditive est primordiale pour lutter contre la stigmatisation des handicaps invisibles. L’histoire de Carolina Gutiérrez illustre que bien écouter, c’est bien plus que percevoir des sons : c’est maintenir des liens sociaux, préserver son autonomie et favoriser son bien-être émotionnel. La prévention, les examens réguliers et l’éducation sur les premiers signes peuvent faire la différence entre une perte auditive réversible et une condition permanente.
